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Économie - Conjoncture

Japon : début d’embellie après un déficit commercial historique

Le déficit commercial du Japon a encore atteint un niveau inédit en 2014 pour la troisième année d'affilée, mais la chute des prix du pétrole pourrait mettre fin à cette série négative et contribuer à relancer une économie en mauvaise posture.
Le solde négatif du Japon s'est élevé à 12 781 milliards de yens (109 milliards de dollars au taux de change actuel), en hausse de 11,4 % par rapport à celui de 2013, selon des statistiques publiées hier par le ministère des Finances.
L'archipel avait glissé dans le rouge en 2011, pour la première fois en 31 ans, conséquence de l'accident nucléaire de Fukushima qui a entraîné l'arrêt de l'ensemble des réacteurs du pays (48 sans compter les six saccagés de Fukushima Daiichi). D'où un recours accru aux hydrocarbures pour faire tourner les centrales thermiques. Quatre ans plus tard, les centrales sont toujours au point mort, malgré des projets de redémarrage au printemps, et la facture énergétique a de nouveau pesé lourd l'an passé, en étant de surcroît mécaniquement renchérie par la dépréciation du yen.
Bonne nouvelle cependant pour la troisième économie mondiale, la dégringolade des cours de l'or noir, tombés au plus bas depuis près de six ans, a récemment allégé la facture. Après une réduction de près d'un tiers en novembre, le déficit a de nouveau fortement reculé en décembre (-49,5 % à 660,7 milliards de yens), à la faveur d'un déclin des dépenses pétrolières de 12 %.

Nouvelle chance pour les « abenomics »
Autre élément positif, la vigoureuse reprise des exportations qui ont enchaîné en décembre leur quatrième mois de hausse (+12,9 %), avec une mention spéciale pour les marchandises qui ont pris la route des États-Unis (+24 %).
Les économistes y décèlent les bienfaits de l'affaiblissement du yen, en particulier vis-à-vis du dollar, repli qui renforce la compétitivité à l'étranger des grandes firmes nippones. C'est en tout cas un relais de croissance bienvenu pour un archipel touché de plein fouet par la morosité de la demande intérieure à la suite du relèvement de taxe, au point d'être tombé en récession au troisième trimestre. Prenant acte de ce contexte favorable, la Banque du Japon (BoJ) vient de relever ses prévisions : le produit intérieur brut (PIB) est dorénavant attendu en hausse de 2,1 % sur la période d'avril 2015 à mars 2016 (contre 1,5 % auparavant).
Voilà qui donnerait raison au Premier ministre conservateur Shinzo Abe, dont la stratégie de relance « abenomics » a pour l'heure déçu les électeurs qui font surtout la moue devant leur bulletin de salaire. Selon un sondage paru dans la presse, 60 % des Japonais disent ne pas percevoir les effets de cette politique.
(Source : AFP)

Le déficit commercial du Japon a encore atteint un niveau inédit en 2014 pour la troisième année d'affilée, mais la chute des prix du pétrole pourrait mettre fin à cette série négative et contribuer à relancer une économie en mauvaise posture.Le solde négatif du Japon s'est élevé à 12 781 milliards de yens (109 milliards de dollars au taux de change actuel), en hausse de 11,4 % par rapport à celui de 2013, selon des statistiques publiées hier par le ministère des Finances.L'archipel avait glissé dans le rouge en 2011, pour la première fois en 31 ans, conséquence de l'accident nucléaire de Fukushima qui a entraîné l'arrêt de l'ensemble des réacteurs du pays (48 sans compter les six saccagés de Fukushima Daiichi). D'où un recours accru aux hydrocarbures pour faire tourner les centrales thermiques. Quatre ans...
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