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Moyen Orient et Monde - Conflit

La milice chiite Ansaruallah aux portes du palais présidentiel yéménite

Un regain de violences est intervenu deux jours après l'enlèvement du chef de cabinet du chef de l'État.

Des affrontements meurtriers ont eu lieu hier à Sanaa où la puissante milice chiite Ansaruallah, également appelée houthis, s’est rapprochée du palais présidentiel, alors qu’elle encerclait la résidence du Premier ministre, renforçant ainsi son emprise sur la capitale yéménite. Les combats ont fait au moins neuf morts parmi les miliciens et les militaires ainsi que 67 blessés, dont des civils, selon le ministère de la Santé. Khaled Abdullah/Reuters

Des affrontements meurtriers ont eu lieu hier à Sanaa où la puissante milice chiite Ansaruallah s'est rapprochée du palais présidentiel pour renforcer son emprise sur la capitale yéménite.
Un cessez-le-feu a été décrété en fin de journée après de longues heures de tensions et de combats, qui ont fait neuf morts parmi les miliciens et les militaires ainsi que 67 blessés, dont des civils, selon le ministère de la Santé. L'arrêt des hostilités a été confirmé par des témoins, tandis qu'un comité conjoint gouvernement-Ansaruallah a été mis en place pour veiller au respect de la trêve. Le cessez-le-feu a été annoncé peu après un appel de la Ligue arabe à « toutes les forces politiques » à mettre fin à « l'escalade malheureuse des violences au Yémen ». Les ambassades américaine et britannique à Sanaa avaient également exigé que les armes se taisent.
Sur le terrain, des miliciens chiites ont affirmé s'être emparés d'une colline stratégique située près du palais. « Nous contrôlons le Jebel Nahdine qui surplombe le palais présidentiel, et nous permettons aux gardes de la présidence de quitter leur position avec une arme personnelle », a affirmé Ali al-Bukhaiti, un responsable de la milice.
Le président Abd Rabbo Mansour Hadi n'a pas été directement menacé puisqu'il n'était pas présent au palais présidentiel, situé dans le sud de la ville et autour duquel se sont concentrés les affrontements. Les habitants de quartiers proches du palais présidentiel ont fui en masse. Des renforts de miliciens ont aussi été vus faisant route vers le palais avec deux chars de combat. Parallèlement, le convoi du Premier ministre Khaled Bahah a essuyé des tirs de miliciens chiites après avoir participé à une réunion avec le président Hadi. M. Bahah en est sorti indemne, a indiqué la ministre de l'Information Nadia al-Sakkaf. Elle a également annoncé que la télévision nationale et l'agence officielle Saba échappaient désormais au contrôle de l'État. Les miliciens chiites, aussi appelés houthis, « refusent de publier une quelconque déclaration du gouvernement », d'après Mme Sakkaf. Peu après, le rédacteur en chef à la télévision d'État, Tawfiq al-Sharaabi, a annoncé sa démission sur son compte Facebook.

« Sérieuse escalade »
Ce regain de violences est intervenu deux jours après l'enlèvement par les miliciens chiites du chef de cabinet du président et l'un des architectes du projet de nouvelle Constitution, Ahmad Awad ben Moubarak. « La décision des houthis d'enlever Moubarak représente une sérieuse escalade qui semble aujourd'hui hors de contrôle. À ce point, tout semble possible », a estimé April Longley Alley, experte de l'International Crisis Group.
Région d'origine de M. Moubarak, la province méridionale de Chabwa a arrêté hier sa production de pétrole, selon un responsable gouvernemental. Son gouverneur a expliqué que cette décision visait à exprimer la solidarité avec M. Moubarak. Dans la province voisine du Hadramout, les employés du champ pétrolifère de Massila ont fait de même, par solidarité. Ainsi, les violences qui secouent le Yémen depuis l'été font craindre une chute du gouvernement, allié de Washington dans sa lutte contre al-Qaëda, et à terme un effondrement total de l'État, comme en Somalie.

(Sources : agences)

Des affrontements meurtriers ont eu lieu hier à Sanaa où la puissante milice chiite Ansaruallah s'est rapprochée du palais présidentiel pour renforcer son emprise sur la capitale yéménite.Un cessez-le-feu a été décrété en fin de journée après de longues heures de tensions et de combats, qui ont fait neuf morts parmi les miliciens et les militaires ainsi que 67 blessés, dont des civils, selon le ministère de la Santé. L'arrêt des hostilités a été confirmé par des témoins, tandis qu'un comité conjoint gouvernement-Ansaruallah a été mis en place pour veiller au respect de la trêve. Le cessez-le-feu a été annoncé peu après un appel de la Ligue arabe à « toutes les forces politiques » à mettre fin à « l'escalade malheureuse des violences au Yémen ». Les ambassades américaine et britannique à Sanaa...
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