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Moyen Orient et Monde

John Kerry à Paris pour un « big hug » après un couac majeur

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry entend marquer son affection pour les Français par un « big hug » lors d'une visite aujourd'hui à Paris où il tentera de faire oublier un couac majeur entre deux « vieux » alliés, l'absence à haut niveau de Washington à la marche dimanche contre le terrorisme.
« Ma visite en France vise surtout à partager un big hug » avec les Parisiens et « exprimer l'affection du peuple américain pour la France et nos amis pour la tragédie qu'ils ont vécue », a déclaré hier John Kerry lors d'une visite à Sofia. Après l'attaque sanglante contre le journal Charlie Hebdo, 12 morts dont 7 journalistes, le président américain Barack Obama avait affirmé que la France était « le plus vieil allié » des États-Unis. Dimanche, les États-Unis n'ont cependant pas jugé utile de se faire représenter à un échelon élevé à la marche sans précédent qui a réuni autour de François Hollande une cinquantaine de dirigeants, y compris israélien et palestinien. À cet évènement historique, Washington n'était présent que par sa nouvelle ambassadrice, Jane Hartley, une spécialiste du monde de la finance sans expérience diplomatique. La sécurité et la logistique ont été évoquées mais elles n'ont guère empêché la présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, autre dirigeant extrêmement exposé à une éventuelle agression. Et si Barack Obama n'était pas en mesure de venir, il pouvait, pour afficher sa solidarité, recourir à son vice-président Joe Biden, demander à John Kerry d'écourter une visite en Inde, ou même solliciter Bill et Hillary Clinton. En France, les autorités ont adopté un profil bas face au « dédain » supposé du chef de file du monde démocratique mais aussi et surtout de la lutte internationale contre le terrorisme. Les Américains ont peut-être cru que leur présence n'était pas nécessaire, s'est interrogé François Hollande dans des propos rapportés par le quotidien Le Parisien, tandis que le Quai d'Orsay se répandait pour assurer que les deux alliés de l'Otan étaient restés en étroite relation tout au long de la tragédie, partageaient les mêmes valeurs, et luttaient ensemble contre la menace jihadiste.

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry entend marquer son affection pour les Français par un « big hug » lors d'une visite aujourd'hui à Paris où il tentera de faire oublier un couac majeur entre deux « vieux » alliés, l'absence à haut niveau de Washington à la marche dimanche contre le terrorisme.« Ma visite en France vise surtout à partager un big hug » avec les Parisiens et « exprimer l'affection du peuple américain pour la France et nos amis pour la tragédie qu'ils ont vécue », a déclaré hier John Kerry lors d'une visite à Sofia. Après l'attaque sanglante contre le journal Charlie Hebdo, 12 morts dont 7 journalistes, le président américain Barack Obama avait affirmé que la France était « le plus vieil allié » des États-Unis. Dimanche, les États-Unis n'ont cependant pas jugé utile de...
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