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Moyen Orient et Monde

Le gouvernement turc interdit aux médias d’évoquer les livraisons d’armes aux islamistes

Le gouvernement islamo-conservateur turc a interdit hier aux médias et aux réseaux sociaux de diffuser une série de documents qui, selon ceux qui les ont publiés, prouvent qu'il a bien livré des armes à certains groupes islamistes rebelles syriens. Pour rappel, il y a un an, la gendarmerie avait intercepté à la frontière syrienne des camions escortés par des véhicules de l'agence de renseignements turque (MIT) et chargés d'armes qui auraient été destinées à des groupes rebelles en guerre contre le régime de Damas. Mais l'affaire avait été prestement étouffée par Ankara, qui a toujours catégoriquement nié avoir soutenu ces mouvements radicaux, notamment l'État islamique (EI).
Par conséquent, le procureur qui a supervisé l'opération a été muté et 19 gendarmes qui y ont participé poursuivis pour « espionnage ». Mais, mardi dernier, le titulaire d'un compte Twitter baptisé @LazepeM a publié une série de documents affirmant que les camions interceptés appartenaient au MIT et avaient été maquillés des couleurs d'une organisation humanitaire. Selon le quotidien Hürriyet, qui cite un responsable turc s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, l'injonction du gendarme des médias est fondée sur « plusieurs décisions de justice » autorisant la fermeture des sites Internet et des comptes Facebook et Twitter qui diffuseraient ces documents. Twitter a dans la foulée bloqué les liens des comptes vers les documents visés.

Le gouvernement islamo-conservateur turc a interdit hier aux médias et aux réseaux sociaux de diffuser une série de documents qui, selon ceux qui les ont publiés, prouvent qu'il a bien livré des armes à certains groupes islamistes rebelles syriens. Pour rappel, il y a un an, la gendarmerie avait intercepté à la frontière syrienne des camions escortés par des véhicules de l'agence de renseignements turque (MIT) et chargés d'armes qui auraient été destinées à des groupes rebelles en guerre contre le régime de Damas. Mais l'affaire avait été prestement étouffée par Ankara, qui a toujours catégoriquement nié avoir soutenu ces mouvements radicaux, notamment l'État islamique (EI).Par conséquent, le procureur qui a supervisé l'opération a été muté et 19 gendarmes qui y ont participé poursuivis pour...
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