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Moyen Orient et Monde - Dégel

Plus de 50 prisonniers politiques libérés par La Havane

Des prisonniers politiques cubains relâchés lors d’une marche à La Havane dimanche dernier. Stringe / Reuters

Les États-Unis ont annoncé hier la libération par les autorités cubaines des 53 prisonniers politiques dont la remise en liberté avait été demandée par Washington dans le cadre de l'amorce d'un rapprochement diplomatique entre les deux pays. Par conséquent, à La Havane, la dissidence s'est félicitée de ces libérations, même si elle n'était pas immédiatement en mesure de les confirmer. De leur côté, gouvernement cubain et médias d'État gardaient encore une fois le silence sur le sujet hier. La semaine dernière, le département d'État s'était déjà félicité de la libération de certains prisonniers, qui sont sortis au compte-gouttes des prisons cubaines ces derniers jours, selon la dissidence. « Ces libérations, survenues en un temps record, me semblent constituer un pas positif », a réagi hier le dissident Manuel Cuesta Morua, ajoutant « qu'elles constituent un signal indiquant que le gouvernement cubain est sérieusement engagé dans la normalisation de ses relations avec les États-Unis (...) et qu'il semble comprendre que ce processus passe par le thème des droits de l'homme ».
Par ailleurs, la Commission cubaine des droits de l'homme (CCDH), organisation interdite mais tolérée, a indiqué à l'AFP qu'elle multipliait les contacts avec les familles de prisonniers à travers le pays pour tenter de confirmer ces libérations. Son dernier décompte faisait état d'une quarantaine de libérations. En revanche, la Section d'intérêts américains, qui gère les intérêts diplomatiques américains à La Havane, « a pu vérifier que ces libérations avaient bien eu lieu », a indiqué le responsable américain. Ces prisonniers figurent sur une liste soumise aux autorités cubaines par Washington et dont le contenu n'a jamais été révélé. De son côté, l'Église catholique cubaine, qui s'est imposée depuis quelques années comme l'unique interlocuteur politique du régime communiste cubain en l'absence de toute opposition légale, s'est aussi félicitée de ces libérations tout en affichant sa prudence sur les chiffres annoncés.
Enfin, les premiers entretiens officiels américano-cubains pour poser les bases du rapprochement auront lieu les 21 et 22 janvier à La Havane en présence de la secrétaire d'État adjointe pour l'Amérique latine Roberta Jacobson. Les deux gouvernements doivent notamment discuter de la réouverture des ambassades, même s'ils possèdent déjà depuis 1977 des sections d'intérêts dans leurs capitales respectives.

(Source : AFP)

Les États-Unis ont annoncé hier la libération par les autorités cubaines des 53 prisonniers politiques dont la remise en liberté avait été demandée par Washington dans le cadre de l'amorce d'un rapprochement diplomatique entre les deux pays. Par conséquent, à La Havane, la dissidence s'est félicitée de ces libérations, même si elle n'était pas immédiatement en mesure de les confirmer. De leur côté, gouvernement cubain et médias d'État gardaient encore une fois le silence sur le sujet hier. La semaine dernière, le département d'État s'était déjà félicité de la libération de certains prisonniers, qui sont sortis au compte-gouttes des prisons cubaines ces derniers jours, selon la dissidence. « Ces libérations, survenues en un temps record, me semblent constituer un pas positif », a réagi hier le dissident...
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