Constatant l’absence de Michal Hernik à l’arrivée de la spéciale à Chilecito, les directeurs ont décidé de lancer les recherches à 15h23. Un hélicoptère médicalisé a localisé le pilote à 300 mètres de la piste quarante minutes plus tard. « Il cherchait vraisemblablement son chemin, puisqu’il n’était pas dans la bonne direction de la spéciale, a précisé Étienne Lavigne, le directeur de la course. La moto était couchée, lui à côté, et il avait enlevé son casque. »
Le rallye Dakar 2015 a été endeuillé dès sa troisième étape, avec le décès encore inexpliqué du motard polonais Michal Hernik, retrouvé sans trace de blessure à 300 m de la piste, sous la forte chaleur argentine.
Faisant passer au second plan la troisième victoire d'étape consécutive de l'écurie Mini, avec une nouvelle fois l'Argentin Orlando Terranova, la mort du dossard 82, retrouvé inconscient à côté de sa KTM, a frappé le rallye en fin de journée, alors que les concurrents arrivaient au bivouac de Chilecito.
Hernik, 39 ans, a été retrouvé au kilomètre 206 de la 3e étape, à 300 m de la piste, entre San Juan et Chilecito, en Argentine, sans casque et sans trace de blessure d'un éventuel accident, a précisé Étienne Lavigne, le directeur de l'épreuve. De même sa moto ne présentait pas de traces de choc.
Cinquième concurrent à trouver la mort depuis la délocalisation du rallye en Amérique du Sud, en 2009, et 24e depuis la création de ce rallye en 1979, Hernik avait disparu du radar de l'organisation de la course à 14h37, lorsque sa balise iritrack avait cessé d'émettre le signal censé localiser chaque concurrent.
Constatant l'absence du concurrent au bivouac d'arrivée, à 15h16, la direction de la course a alors aussitôt dépêché un hélicoptère sur place. Mais le médecin à bord de l'appareil n'a pu que constater la mort du pilote, qui occupait au matin de son décès la 84e place au classement.
24e concurrent mort
Michal Hernik était certes un « bleu » du Dakar, qu'il découvrait pour la première fois, après avoir participé à l'Abu Dhabi Desert Challenge en 2014 et au rallye du Maroc en 2013. Mais ce n'était pas un de ces amateurs qui galèrent chaque jour pour atteindre l'arrivée.
Lundi, il avait ainsi fini assez tôt l'étape la plus longue du rallye, avec ses 518 km de spéciale chronométrée, dont du sable et du fesh-fesh, et il avait pu passer une nuit à dormir.
Depuis l'arrivée du Dakar en Amérique du Sud, seules les éditions 2010 et 2011 n'ont pas été frappées par la mort d'un concurrent, avec les décès du Français Pascal Terry en 2009, de l'Argentin Jorge Martinez Boero en 2012, du Français Thomas Bourgin en 2013, dans un accident de la route avec des carabiniers chiliens, et du Belge Éric Palante en 2014. Tous des motards, la catégorie la plus meurtrière de l'épreuve.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine