Le président syrien Bachar el-Assad prie durant une cérémonie religieuse à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohammad à Damas. Handout via Reuters/Sana
Des combattants islamistes du groupe Armée de l'islam ont chassé hier leurs rivaux de l'Armée de la nation de Douma, un faubourg de Damas, la capitale syrienne, à l'issue de violents combats, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ces affrontements ont fait plusieurs morts et les combattants de l'Armée de l'islam ont fait de nombreux prisonniers, ajoute l'OSDH, une ONG basée en Grande-Bretagne mais qui dispose d'informateurs sur le terrain.
De leurs côtés, les États-Unis et leurs alliés ont mené sept raids aériens contre les jihadistes de l'État islamique (EI) entre samedi matin et hier matin en Syrie et en Irak, a annoncé l'état-major de la coalition. Six de ces frappes ont visé des positions de l'EI près de Kobani, en Syrie, et la septième des objectifs près de Mossoul, en Irak. Pour sa part, le président syrien Bachar el-Assad, qui a fait plusieurs apparitions en public ces derniers temps, est allé dimanche prier dans une mosquée de la capitale Damas, a rapporté la télévision publique syrienne. Vêtu d'un costume sombre et assis au premier rang, il a prié dans la mosquée al-Afram à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du Prophète Mohammad, a précisé la télévision. Après les prières de dimanche, Bachar el-Assad a serré des mains et donné l'accolade à des dignitaires et fidèles à la mosquée.
Par ailleurs, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a demandé hier à l'Australie de renforcer son assistance militaire pour permettre à l'armée de vaincre les jihadistes de l'EI. M. Abadi s'exprimait à l'occasion d'une visite à Bagdad de son homologue australien Tony Abbott. Ce dernier était venu en Irak pour discuter de l'aide apportée à ce pays dans sa lutte contre l'EI. Le Premier ministre irakien a « appelé la partie australienne à renforcer son assistance militaire, accélérer l'entraînement des forces irakiennes et fournir ce dont elles ont besoin pour pouvoir combattre et éliminer l'EI », a indiqué un communiqué de son bureau. Pour rappel, l'Australie est membre de la coalition internationale qui mène des frappes aériennes en Irak sur des positions de l'EI, et a également déployé des conseillers militaires pour aider l'armée irakienne.
Haut gradé blessé
En outre, des jihadistes du groupe État islamique (EI) ont relâché samedi des dizaines d'hommes qu'ils avaient capturés la veille dans le nord de l'Irak, selon des responsables et des habitants. D'après un officier des services de renseignements et un responsable local, 162 des 170 personnes capturées vendredi par les jihadistes, qui recherchaient des personnes coupables d'avoir brûlé des drapeaux de l'EI, ont été relâchées. Les hommes avaient été pris dans les villages d'al-Shajara et de Gharib, dans la province de Kirkouk, où deux drapeaux de l'EI ont été brûlés. Selon un homme de 39 ans relâché par l'EI, ils ont été attachés et interrogés par les jihadistes. Ils ont passé la nuit dans des maisons à cinq ou dix par pièce puis ont tous été libérés, sauf huit d'entre eux. Un habitant d'al-Shajara a confirmé le retour de la plupart des hommes capturés.
Parallèlement, un haut gradé de l'armée irakienne, commandant d'une bataille victorieuse contre l'EI en novembre, a été blessé samedi par l'explosion d'une bombe placée en bord de route, ont rapporté des responsables. La bombe a explosé au passage du véhicule du général Abdulwahab al-Saadi au nord de Tikrit, un des bastions de l'EI, blessant le général ainsi que son chauffeur, a rapporté un responsable militaire. Ahmad al-Krayim, qui dirige le conseil provincial de Salaheddine, dans le nord de l'Irak, où est située Tikrit, a confirmé qu'Abdulwahab al-Saadi avait été légèrement blessé. Âgé de 55 ans, ce haut gradé irakien a servi dans l'armée de Saddam Hussein avant 2003 et se trouvait à la tête du commandement militaire de Salaheddine lors d'une opération menée dans cette province contre l'EI en novembre.
Enfin, l'Union européenne projette de mettre sur pied en Belgique une cellule de conseillers auxquels les gouvernements membres pourraient faire appel pour combattre la propagande jihadiste, selon un haut responsable de l'UE cité samedi par un journal belge. « L'idée est que la Belgique accueille une cellule d'experts qui puisse apporter aux pays d'Europe des réponses immédiates à un problème très aigu de communication » face aux radicaux jihadistes, a déclaré au journal Le Soir le responsable de lutte antiterroriste de l'UE, Gilles de Kerchove.
(Sources : agences)


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