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Moyen Orient et Monde - Épidémie

Ebola inquiète l’Europe, nouveaux foyers en Sierra Leone

L’infirmière qui travaillait pour l’ONG Save the Children a été admise hier à l’hôpital Royal Free de Londres, après avoir été diagnostiquée positive lundi à Glasgow. Photo AFP

Le virus Ebola inquiète à nouveau en Europe, avec deux cas suspects au Royaume-Uni hier, et une infirmière contaminée. Cette infirmière qui travaillait pour l'ONG Save the Children au centre médical britannique de Kerry Town, en Sierra Leone, a été admise hier à l'hôpital Royal Free de Londres, après avoir été diagnostiquée positive lundi à Glasgow, bien qu'elle ait quitté la Sierra Leone « sans symptômes », selon le gouvernement sierra-léonais. Selon les médias britanniques, elle s'appelle Pauline Cafferkey et faisait partie d'une équipe de bénévoles du NHS, le système britannique de santé publique. Pendant son séjour en Sierra Leone, elle a écrit une chronique pour le quotidien The Scotsman dans laquelle elle a notamment raconté comment elle avait dû apprendre à un jeune garçon que sa mère était décédée de la fièvre hémorragique. À Londres, où elle a été transférée dans la nuit par un avion de la Royal Air Force, elle est prise en charge par le même hôpital qui avait soigné avec succès cet automne l'infirmier bénévole britannique William Pooley, lui aussi contaminé en Sierra Leone. L'infirmière est traitée dans une unité d'isolement de haut niveau, dont l'accès est réservé au personnel qualifié, dans un lit recouvert d'une tente disposant d'un système de ventilation autonome. « Elle va aussi bien qu'on peut s'y attendre dans ces circonstances », a indiqué, sans autre détail, la Première ministre écossaise, Mme Nicola Sturgeon.
Parallèlement, un nouveau patient, qui n'a pas été en contact avec cette infirmière, a été admis dans l'hôpital Royal Cornwall pour passer un test de dépistage d'Ebola. Peu d'informations ont été données sur cette personne, hormis qu'elle revenait d'Afrique de l'Ouest. Un deuxième cas suspect, une professionnelle de santé qui revenait elle aussi de cette région, devrait également être soumis dans la journée à un test de dépistage au Aberdeen Royal Infirmary (Écosse). Elle n'a aucun lien avec l'infirmière contaminée. N'ayant a priori pas été en contact avec des malades, les autorités considèrent comme « faible » la probabilité qu'elle ait contracté le virus Ebola. Soixante-trois des 70 personnes qui se trouvaient sur le même vol Londres-Glasgow que l'infirmière contaminée ont par ailleurs déjà pu être contactées.

Nouveaux foyers en Sierra Leone
Ce retour du virus Ebola en Europe intervient alors qu'au moins trois nouveaux foyers d'épidémie ont fait leur apparition lundi dans le département de Kono dans l'est de la Sierra Leone, selon des autorités locales et des habitants dans la région. Selon des responsables locaux du Centre national de lutte contre le virus Ebola (Nerc), cités par la radio publique, plusieurs nouveaux cas ont été signalés ces derniers jours dans trois chefferies de Kono : Kamara, Nimikoro et Nimiyama. Aucun responsable national n'a souhaité commenter. L'Est, longtemps épicentre de l'épidémie dans le pays, avait enregistré depuis plusieurs semaines une forte baisse des nouveaux cas. Certaines localités, comme Kailahun, n'ont notifié aucun nouveau cas depuis trois semaines. Selon Aminata Sesay, agent de santé de la région, la résurgence des contaminations vient du lavage rituel des corps de victimes d'Ebola avant l'inhumation, une des pratiques à risque dans la transmission du virus, les cadavres étant particulièrement contagieux. Cette situation « est la faute de quelques personnes » qui font fi des consignes anti-Ebola, a avancé Mme Sesay.

(Source : AFP)

Le virus Ebola inquiète à nouveau en Europe, avec deux cas suspects au Royaume-Uni hier, et une infirmière contaminée. Cette infirmière qui travaillait pour l'ONG Save the Children au centre médical britannique de Kerry Town, en Sierra Leone, a été admise hier à l'hôpital Royal Free de Londres, après avoir été diagnostiquée positive lundi à Glasgow, bien qu'elle ait quitté la Sierra Leone « sans symptômes », selon le gouvernement sierra-léonais. Selon les médias britanniques, elle s'appelle Pauline Cafferkey et faisait partie d'une équipe de bénévoles du NHS, le système britannique de santé publique. Pendant son séjour en Sierra Leone, elle a écrit une chronique pour le quotidien The Scotsman dans laquelle elle a notamment raconté comment elle avait dû apprendre à un jeune garçon que sa mère était...
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