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Moyen Orient et Monde - Grèce

Élections législatives : ce n’est pas encore gagné pour le parti anti-austérité Syriza

Une coalition sera peut-être nécessaire pour la gauche, alors que les créanciers du pays sont dans l'attente.

Au lendemain de l’échec du Parlement à élire un nouveau président de la République, le PM Antonis Samaras a dû se résoudre à demander à l’actuel président Carolos Papoulias des élections anticipées et la dissolution du Parlement. Photo AFP

Le parti de gauche anti-austérité Syriza a de bonnes chances d'arriver au pouvoir après les législatives du 25 janvier, avec un score attendu d'environ 28 % selon un des derniers sondages. Devançant de trois à six points le parti de la Nouvelle-Démocratie du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, Syriza est, selon les sondages, le « premier parti et ce sera difficile de renverser cette tendance », a affirmé à l'AFP le politologue et analyste des sondages Ilias Nikolakopoulos.
Toutefois, ce score ne pourra pas lui assurer une majorité parlementaire suffisante pour former un gouvernement à lui seul et il sera contraint de rechercher des alliances auprès de petits partis. « Le paysage politique actuel reste opaque car on ne sait pas lequel des petits partis aura une représentation au Parlement et qui pourrait participer à une coalition », relève Manolis Alexakis, sociologue politique à l'université de Crète. Si Syriza ne trouve pas de partenaire pour former une coalition, de nouvelles élections devraient être organisées, comme c'était le cas en mai 2012, au pic de la crise grecque.
Mais cette éventualité inquiète les créanciers de la Grèce, UE et FMI, qui n'ont pas terminé l'audit du pays pour débloquer la dernière tranche des prêts. Lundi, le Fonds monétaire international (FMI) a ainsi suspendu son aide dans l'attente d'y voir plus clair. Et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, a de nouveau mis en garde qu'il n'y avait « aucune alternative » aux réformes menées en Grèce. « La pression de l'Europe est importante et Syriza sera contraint de se déplacer vers le centre pour trouver un partenaire », estime Manos Papazoglou, professeur des sciences politiques à l'université de Péloponnèse. Selon cet analyste, To Potami (La rivière), un parti récemment formé et qui souhaite occuper le centre gauche après l'éclatement des socialistes du Pasok, « pourrait devenir le "kingmaker" » (faiseur de roi). Créé par un journaliste et ayant rassemblé plusieurs personnalités du centre, ce parti est crédité de 6,1 % d'intentions de vote et arrive en troisième position après le Syriza et la Nouvelle-Démocratie (droite).
Pour rappel, au lendemain de l'échec du Parlement à élire un nouveau président de la République, Antonis Samaras, en tête d'une coalition droite-socialistes depuis deux ans, a dû se résoudre à demander à l'actuel président Carolos Papoulias, comme le prévoit la Constitution, des élections anticipées et la dissolution du Parlement. En attendant, la presse grecque s'inquiétait hier du climat d'« incertitude » en Grèce. Sous le titre « Vingt jours de dilemmes difficiles », le quotidien libéral Kathimerini a jugé ces élections « cruciales pour l'avenir du pays ». Ta Néa (centre gauche), plus gros tirage grec, estime également que les élections anticipées « vont se dérouler dans un climat d'incertitude ».

Le parti de gauche anti-austérité Syriza a de bonnes chances d'arriver au pouvoir après les législatives du 25 janvier, avec un score attendu d'environ 28 % selon un des derniers sondages. Devançant de trois à six points le parti de la Nouvelle-Démocratie du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, Syriza est, selon les sondages, le « premier parti et ce sera difficile de renverser cette tendance », a affirmé à l'AFP le politologue et analyste des sondages Ilias Nikolakopoulos.Toutefois, ce score ne pourra pas lui assurer une majorité parlementaire suffisante pour former un gouvernement à lui seul et il sera contraint de rechercher des alliances auprès de petits partis. « Le paysage politique actuel reste opaque car on ne sait pas lequel des petits partis aura une représentation au Parlement et qui pourrait...
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