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Damas prêt à rencontrer l'opposition à Moscou

syrie

Revers de l'EI à Kobané, les forces kurdes contrôlent désormais plus de 60% de la ville, selon l'OSDH.

OLJ/AFP
28/12/2014

Le régime de Damas a annoncé samedi qu'il était prêt à rencontrer l'opposition à Moscou pour tenter de trouver une issue à la guerre en Syrie.

Ainsi, les Affaires étrangères ont affirmé que "la Syrie était prête à participer à une rencontre préliminaire et consultative à Moscou pour répondre aux aspirations des Syriens qui sont celles de trouver une issue à la crise". La réunion "viserait à se mettre d'accord sur la tenue d'une conférence de dialogue entre Syriens sans ingérence étrangère", selon un communiqué reproduit par l'agence officielle Sana.

Jeudi dernier, la diplomatie russe avait affirmé que Moscou, principal allié du régime de Bachar el-Assad, comptait accueillir vers le 20 janvier une réunion de l'opposition syrienne. Selon Moscou, il s'agirait d'abord d'une "rencontre informelle" entre "opposition interne et externe" afin de "générer des idées" permettant d'aboutir à un règlement du conflit syrien qui a fait près de 200 000 morts. En cas de succès, des représentants du gouvernement syrien seront invités" dans la foulée à Moscou pour "échanger des avis" avec les opposants et pour qu'un dialogue soit lancé entre belligérants.

(Pour mémoire : Le régime syrien et certains opposants prêts à aller de l'avant)

 

Dialogue entre opposants
Des opposants syriens, dont certains "tolérés" par le régime du président Bachar el-Assad, vont se réunir au Caire vers la mi-janvier afin de s'accorder sur une "vision commune" pour mettre fin à la guerre, selon des sources au sein de l'opposition.

Dans la capitale égyptienne, le chef de la Coalition de l'opposition syrienne, Hadi al-Bahra, a d'ailleurs annoncé samedi que sa formation en exil a "entamé un dialogue avec d'autres composantes de l'opposition", en allusion à celle de l'intérieur. "Des réunions bilatérales se tiennent actuellement au Caire et ailleurs et (...) toutes les composantes de l'opposition sont ouvertes à ce processus", a-t-il précisé devant la presse à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el-Arabi.
L'opposition voudrait "parvenir à un plan unique qui serait adopté dans toute négociation de paix pour la Syrie dans l'avenir", a indiqué M. Bahra. Il a toutefois exprimé des réserves, estimant que "Moscou n'a pas d'initiative claire" et qu'il "s'agit juste d'une invitation à se réunir et à dialoguer".

(Lire aussi : Les opposants syriens : entre déception et détermination)


L'opposition de l'intérieur n'avait pas pris part aux premiers pourparlers organizes au début de l'année à Genève et qui s'étaient soldés par un échec. La Coalition en exil a perdu beaucoup de son influence en raison de l'affaiblissement de la rébellion sur le terrain au profit du régime et surtout des jihadistes comme le groupe Etat islamique (EI).

 

Revers de l'EI à Kobané
Mais face aux frappes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, ce groupe extrémiste qui contrôle de larges pans de territoires en Syrie et en Irak a dû se retirer de plusieurs secteurs de Kobané, ville kurde à la frontière avec la Turquie qu'il tente de conquérir depuis plus de trois mois.
Ainsi, "les forces kurdes contrôlent désormais plus de 60% de la ville", selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "L'EI s'est même retiré de zones où les Kurdes n'étaient pas entrés par peur des mines", a-t-il ajouté.

 

(Lire aussi : En Syrie, plus de 300 morts en 2014 du fait des pénuries)

 

Un militant kurde de Kobané, Mustefa Ebdi, a affirmé de son côté à l'AFP que les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la milice kurde qui défend Kobané, "ont avancé sur toute la ligne de front au cours de la dernière semaine dans la direction de l'est", où se concentre la présence de l'EI. L'EI s'est ainsi retiré du QG des YPG dans le nord de la ville, des quartiers sud ainsi que du centre culturel dans le centre-ville, selon l'ONG et les militants. Et il y a deux jours, les YPG sont parvenus au bâtiment de la municipalité dans le centre et qui est désormais complètement détruit par les combats, selon M. Ebdi.

La montée en puissance de l'EI a changé la donne dans le conflit syrien qui avait commencé par des manifestations pacifiques contre le régime avant d'être réprimées dans le sang et de dégénérer en guerre sanglante.



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