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Moyen Orient et Monde - Reportage / Damas

« Les événements ont laissé leurs traces : nous paraissons plus vieilles »

Des Syriennes furètent au milieu des stands qui offrent crèmes, maquillages et autres traitements aux femmes disposant encore assez de temps et d’argent pour penser à leur beauté. Photos Youssef Karwashan/AFP

À l'extérieur, le bruit des obus résonne parfois, mais les clientes du premier salon santé et soins de beauté de Damas depuis le début de la guerre n'y prêtent guère attention.
« C'est comme si la guerre durait depuis 100 ans. Tous les jours, il y a des morts, des tirs... Tout est laid », se désole Loubana Mourched, une Damascène de 30 ans, maquillée et couverte de bijoux. Alors, pour oublier, « j'aime me faire dorloter, prendre soin de ma peau, de mon maquillage », raconte la jeune femme élégante. D'autant, ajoute-t-elle, que « les événements survenus dans le pays ont laissé leurs traces sur nos visages : nous paraissons plus vieilles ». Loubana Mourched furète au milieu des stands qui offrent crèmes, maquillages et traitements de soin aux Syriennes disposant encore assez de temps et d'argent pour penser à leur beauté.
« La question de la beauté est fondamentale. Il y aura toujours des femmes qui achètent sans regarder les prix », assure Nabil Mourtada, directeur d'une société qui commercialise des crèmes contenant de l'or et du caviar. Il a tenu à exposer car le marché syrien reste attractif en dépit de la guerre civile. Dans un contexte d'inflation galopante, les ventes de cosmétiques ont stagné après le début du conflit. Mais « cette année, elles ont repris, car les gens se sont habitués aux prix qui augmentent », déclare Mohammad Meibar, directeur des ventes de plusieurs marques de cosmétiques.
Imane Osmane, une esthéticienne qui a 10 années d'expérience, confirme également que ses affaires se portent bien. « La crise n'a pas eu d'effet sur notre travail parce que les femmes sont prêtes à tout pour préserver leur beauté », témoigne-t-elle. Johnny Bachour, directeur de ventes d'une compagnie spécialisée dans les implants de silicone et les injections de Botox, est également optimiste : « Les clientes veulent paraître plus jeunes, se sentir bien, pour se redonner confiance. » Racha Ghoneim, une vendeuse, affirme que les ventes de Botox de sa compagnie ont ainsi augmenté de 30 % par rapport à l'année dernière.

Rim HADDAD/ AFP

À l'extérieur, le bruit des obus résonne parfois, mais les clientes du premier salon santé et soins de beauté de Damas depuis le début de la guerre n'y prêtent guère attention.« C'est comme si la guerre durait depuis 100 ans. Tous les jours, il y a des morts, des tirs... Tout est laid », se désole Loubana Mourched, une Damascène de 30 ans, maquillée et couverte de bijoux. Alors, pour oublier, « j'aime me faire dorloter, prendre soin de ma peau, de mon maquillage », raconte la jeune femme élégante. D'autant, ajoute-t-elle, que « les événements survenus dans le pays ont laissé leurs traces sur nos visages : nous paraissons plus vieilles ». Loubana Mourched furète au milieu des stands qui offrent crèmes, maquillages et traitements de soin aux Syriennes disposant encore assez de temps et d'argent pour penser à...
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