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Économie - Croissance

Le gouvernement français tente de « déverrouiller » son économie

Le ministre français de l'Économie Emmanuel Macron est attendu au tournant avec la présentation aujourd'hui de son projet de loi sur l'activité et la croissance, censé rien moins que « déverrouiller l'économie française », mais décrié tant par les professionnels concernés que par une partie de sa majorité.

Emmanuel Macron présentera aujourd’hui en Conseil des ministres son projet de loi sur la croissance et l’activité. Archives/AFP

S'il a hérité du dossier en arrivant à Bercy, M. Macron l'a repris à son compte, y imprimant son style et élargissant considérablement son périmètre, cantonné initialement aux professions réglementées.
Travail du dimanche, transport en autocar, sociétés d'autoroutes, prud'hommes, épargne salariale ou encore seuils sociaux sont ainsi successivement convoqués, jusqu'à faire qualifier la loi de « fourre-tout ».
Même s'il refuse l'appellation de « loi Macron » – « c'est une loi portée par tout le gouvernement, car nous avons fait un travail collégial », répète-t-il –, le jeune ministre de 36 ans joue gros sur cette réforme aux allures de baptême du feu.
Depuis sa nomination fin août, il poursuit un double objectif : déminer la grogne suscitée par les déclarations à l'emporte-pièce de son prédécesseur Arnaud Montebourg, qui avait notamment qualifié les professions libérales de « rentiers captant les revenus des Français », tout en envoyant des signaux à Bruxelles sur la volonté de réforme de la France, à défaut d'une baisse plus rapide du déficit budgétaire.

 

S'il a hérité du dossier en arrivant à Bercy, M. Macron l'a repris à son compte, y imprimant son style et élargissant considérablement son périmètre, cantonné initialement aux professions réglementées.Travail du dimanche, transport en autocar, sociétés d'autoroutes, prud'hommes, épargne salariale ou encore seuils sociaux sont ainsi successivement convoqués, jusqu'à faire qualifier la loi de « fourre-tout ».Même s'il refuse l'appellation de « loi Macron » – « c'est une loi portée par tout le gouvernement, car nous avons fait un travail collégial », répète-t-il –, le jeune ministre de 36 ans joue gros sur cette réforme aux allures de baptême du feu.Depuis sa nomination fin août, il poursuit un double objectif : déminer la grogne suscitée par les déclarations à l'emporte-pièce de son...
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