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Liban - Liban

Bou Faour affirme faire face à une machine « qui n’a jamais été vaincue depuis l’indépendance »

Le ministre de la Santé appellera cette semaine les ministères concernés à se réunir pour élaborer un plan d'action commun.

Le ministre de la Santé lors d’une conférence organisée hier par le PSP. Photo Ani

« Nous vivons dans la jungle et non dans un État ou une société civilisée. Ce qui a été révélé jusque-là sur les aliments avariés n'est que le bout de l'iceberg. Attendez voir ce que cache le dossier de l'eau, pour comprendre l'accroissement des cas de cancer, de maladie et d'avortement... », a déclaré hier le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, lors d'une conférence organisée par le comité pédagogique du Parti socialiste progressiste.
« Nous appellerons cette semaine les ministères concernés (l'Agriculture, la Santé, l'Industrie, l'Intérieur, l'Économie et le Tourisme), à une réunion visant à mettre au point un plan d'action commun, en attendant l'approbation d'une loi sur la sécurité alimentaire. »

Il a précisé que « le PSP a choisi de mener cette campagne pour la sécurité des citoyens, quitte à faire face à un système d'intérêts qui n'a jamais été vaincu depuis l'indépendance et jusqu'à ce jour ». « Nous étions conscients des obstacles auxquels avaient fait face les précédentes tentatives de réformes, celui notamment d'atteindre les régions défavorisées, privées de médicaments et d'aliments, où règnent les monopoles couverts par un système de rapports entre la politique et l'argent, alimenté par l'argent politique, a-t-il déclaré. Les réactions à notre démarche étaient donc prévisibles. »

(Lire aussi: Sûreté alimentaire au Liban : un diagnostic inquiétant)

« L'indécence des restaurateurs et des politiques »

Le ministre de la Santé a ainsi déploré « le coup de gueule indécent et obscène des restaurateurs, qui n'ont aucun mal à empoisonner les gens, tant que le slogan et le nom du restaurant ne sont pas ébranlés. La perte de cinq clients par jour est une grande affaire, tandis que l'hospitalisation de cent malades pour empoisonnement ne les affecte point ». Il a surtout pointé du doigt « les grands noms qui se sont toujours crus au-delà de la loi, de l'État, de la politique et de l'ensemble des citoyens », dénonçant « les innombrables prises de contact avec le PSP et son chef, contre les soi-disant atteintes que nous avons portées aux meilleurs des gens ».
« Malheur à la politique qui prend le rôle d'avocat de défense d'un restaurant, d'une boulangerie, d'un supermarché ou d'une boucherie à cause d'intérêts financiers ou électoraux », a-t-il ajouté.

Le ministre de la Santé n'a pas caché son indignation face aux discours visant à « incorporer au débat l'argument confessionnel ». Indiquant que « la première liste d'aliments avariés rendue publique a porté sur le Chouf, la Békaa-Ouest, Tripoli et l'Iqlim el-Kharoub », il a stigmatisé « la logique selon laquelle même les aliments sont catégorisés en fonction des communautés et des régions ».

Rejetant en outre l'argument de l'altération des échantillons alimentaires par les mauvaises conditions de transport jusqu'au laboratoire, Waël Bou Faour a souligné que « cet argument s'est avéré n'être qu'un prétexte, notre visite au laboratoire de Fanar, l'un des meilleurs du Moyen-Orient, ayant démontré que les échantillons altérés sont préalablement écartés de l'examen ».
Le ministre de la Santé a tenu à saluer dans ce cadre « l'intégrité des laboratoires et de leurs employés, qui ont refusé les pots-de-vin des restaurateurs concernés ».

(Lire aussi : Scandale alimentaire : le coup de grâce à un secteur en souffrance ?)


Waël Bou Faour a néanmoins souligné que « l'objectif de notre démarche n'est pas d'entrer en confrontation avec les restaurateurs, bien au contraire. Nous les appelons uniquement à rectifier leur situation et nous reconnaîtrons publiquement ces efforts ». Et le ministre de conclure : « Le pays a besoin d'horizons nouveaux, au-delà des divisions politiques, basés sur les intérêts des citoyens, leur sécurité et leur dignité. »

L'appui des FL

Depuis mardi, M. Bou Faour multiplie les conférences de presse pour dénoncer les atteintes à la sécurité alimentaire dans certains restaurants et supermarchés. Il a déjà livré deux listes d'établissements où des produits non conformes ont été trouvés. Il a remis vendredi au procureur général financier les dossiers des établissements contrevenant aux normes de la sécurité alimentaire. Il a demandé en outre au ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk d'ordonner la fermeture de la boucherie al-Natour, des restaurants Farrouj Abboud et Malak el-Batata jusqu'à ce que leur situation soit conforme aux normes sanitaires.

Cette initiative, qui s'est heurtée aux critiques de certains ministres, notamment du Tourisme et de l'Économie, a pris de court le Conseil des ministres, dont le président n'aurait pas été consulté préalablement sur la question.

(Lire aussi : 90 % des établissements alimentaires inspectés n'ont pas de certificat sanitaire)


Pour leur part, les Forces libanaises ont exprimé leur soutien à Waël Bou Faour. « Il a réussi à provoquer un choc positif et nécessaire, et les FL l'invitent à achever ce qu'il a commencé », a déclaré sur ce plan le député Georges Adwan.

Au-delà de la sécurité alimentaire...

« Le dossier de la lutte contre la corruption alimentaire se poursuit », a encore assuré le ministre Bou Faour hier lors d'un entretien à Radio Monte Carlo, soulignant que « le Liban a besoin d'une étude approfondie sur les causes de la multiplication des cas de cancer dans le pays ».

Il a effectué en outre une tournée à l'hôpital Chahhar Gharbi, à Kabr Chmoun, à Aley, dont il a annoncé le rééquipement de certains départements, grâce aux donations directes du PSP et de son chef. Accompagné par le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, et le député Henry Hélou, le ministre de la Santé a affirmé que « le PSP met en œuvre progressivement un programme de développement global, qui touche à l'eau, aux routes et à la santé. Si d'aucuns nous accusent d'avoir détourné le débat politique, nous jugeons notre action louable... »


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« Nous vivons dans la jungle et non dans un État ou une société civilisée. Ce qui a été révélé jusque-là sur les aliments avariés n'est que le bout de l'iceberg. Attendez voir ce que cache le dossier de l'eau, pour comprendre l'accroissement des cas de cancer, de maladie et d'avortement... », a déclaré hier le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, lors d'une conférence organisée par le comité pédagogique du Parti socialiste progressiste.« Nous appellerons cette semaine les ministères concernés (l'Agriculture, la Santé, l'Industrie, l'Intérieur, l'Économie et le Tourisme), à une réunion visant à mettre au point un plan d'action commun, en attendant l'approbation d'une loi sur la sécurité alimentaire. »Il a précisé que « le PSP a choisi de mener cette campagne pour la sécurité des citoyens, quitte...
commentaires (8)

Wallâh yâ äamméh Classe, ce ministre "Socialo"-druzizte !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

08 h 57, le 18 novembre 2014

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Commentaires (8)

  • Wallâh yâ äamméh Classe, ce ministre "Socialo"-druzizte !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 57, le 18 novembre 2014

  • MÉNAGÉE... PLUTÔT ! ET POUR CAUSE... ZABETNI LA ZABTAK... DU LIBANAIS.... QUOI !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 14, le 17 novembre 2014

  • Je crois que ce ministre ... a eut le courage (c'est rare) de mettre " le pied dans les plats " ...et de taper du poing sur la table ...! à suivre...car les faisans de l'agroalimentaire et de la malbouffe... ont plus d'un tour dans leurs sacs...de farine périmée...!

    M.V.

    11 h 01, le 17 novembre 2014

  • Dans le classement des pays du tiers monde, on pense etre au sommet parcequ'on parle au moins 2 langues, que notre pays est d'apres certains idiots le plus beau du monde et qu'on est en general tres sophistique. Il s'avere que notre pays n'est beau qu'en regardant d'anciennes cartes postales et qu'on tutoie le fond du classement depuis au moins 1975. Theocentrisme vs anthropocentrisme, ils ont choisi pour nous.

    George Khoury

    10 h 58, le 17 novembre 2014

  • Alors dans ce pays il ne faut ni manger ni boire seulement se taire et laisser seulement nos politiciens nous sauver eux qui se noient dans ce monde vicieux de corruption .

    Sabbagha Antoine

    10 h 31, le 17 novembre 2014

  • UN GRAND MERCI Monsieur le Ministre Waël Bou Faour, pour votre action !!! Continuez et conseillez à ceux qui offrent des pots-de-vin pour cacher leur faute, qu'ils feraient mieux d'utiliser cet argent pour améliorer la qualité de leurs prestations. La bonne réputation de leur établissement reviendra rapidement et de façon honnête ! Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 33, le 17 novembre 2014

  • Il faut se réjouir quand 1 "restaurateur" libanais(h) protestataire dûment patenté et homologué comme "Chef-Cuisinier" oranginé, parangon indépassable des bons mezzés, sorte de "changemental blanchi sous le harnais des "réformes" alimentaires revendiquées ; fourbu, crotté, grelottant en tremblant et fatigué ; se laisse séduire lui et sa clique par les tissus damassés des restaurants Késsérwénéééhs ! Ses Malsains boSSfàRiens, séides et affidés jaunis et orangés espèrent encore, les niais, qu’il redonnera du lustre à cette "marotte" de sérail formel qu'il lui arrive tout le temps de dénoncer, et qui fut encore récemment bafouée par la suffisance et l'ineffable vulgarité de pensée du Beauf ministré déchirant 1 étude d’experts diététiciens qui ne lui plaisait à défaut sans doute de s'en torcher…. ce qui sera pour 1 autre fois, après ! Puisqu'il est question d'histrionisme, qu’on revient 1 instant à ce boSSfaïr aigri ; tout morfondu, puisqu'1 simple Wéééïl druzizte suffit désormais à lui river son clou ; voilà qu'il cède à nouveau à son intempérance verbale. Après avoir décrié le "socialisme" de ce bou-fâöûr druzizte, il estime que si son beauf boutronais faisait le quart de cela, il serait d’office traîné au banc des accusés ! Heureusement, il est notoire que ce béssîîîl ne fait pas, n’est-ce pas, le quart de ce que fait ce wéééïl-boû(h). Ce qui lui permet d'échapper pour le moment, mahééék, à ce fameux banc sur lequel il y a pourtant du monde ; yâ téëtîîîréhhh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 27, le 17 novembre 2014

  • TOUS AVEC LE MINISTRE BOU FAOUR DANS SON COMBAT POUR LE BIEN DU CONSOMMATEUR ! TOUS CONTRE LES ABRUTIS QUI LUI DÉCLARENT LA GUERRE ! BRAVO AUX FORCES LIBANAISES QUI L'APPUIENT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    06 h 34, le 17 novembre 2014

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