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Économie - Imposition

La lutte contre l’évasion fiscale en bonne place au G20

AFP/Archives

Le G20 de Brisbane aboutira à des décisions « très agressives » sur la fiscalité, a promis hier l'hôte australien, alors que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker reste empêtré dans le scandale « Luxleaks ».
L'Australie, qui a fait du combat contre l'optimisation fiscale une de ses priorités pour sa présidence du G20, dit tabler sur des résultats tangibles à l'issue du sommet des chefs d'État et de gouvernement qu'elle accueille ce week-end.
« Je suis convaincu que nous allons assister au lancement d'approches très agressives à l'encontre des grands groupes multinationaux », a affirmé hier le ministre australien des Finances Joe Hockey.
Les États-Unis « étaient au départ très prudents, mais eux-mêmes voient bien qu'ils perdent de l'argent sur les revenus des grandes multinationales », a-t-il souligné.
Les dirigeants du G20 doivent examiner samedi et dimanche une série de moyens de combler les failles juridiques qui permettent aux entreprises d'adopter des stratégies pour payer le moins d'impôts possible – ce qui coûte aux États des milliards de dollars. « Du vol » pur et simple, selon M. Hockey.
« Ces questions de fiscalité seront très hauts dans l'agenda », a confirmé hier un responsable de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) présent à Brisbane, qui pilote la lutte contre l'érosion des bases fiscales (BEPS).
Il devrait y avoir deux volets dans les décisions du G20. Un premier sur l'échange automatique de données bancaires entre pays – dès lors qu'un ressortissant d'un État dispose d'un compte à l'étranger –, « nous avons enregistré des avancées et des résultats », a indiqué Pascal Saint-Amans dans une conférence de presse.
« Si on remonte cinq ans en arrière, le secret bancaire était la règle dans beaucoup de pays », mais bientôt « il y aura un flux d'informations bancaires vers les administrations », s'est-il réjoui.
Le deuxième volet attendu sera la validation d'une première série de mesures destinées à limiter l'optimisation fiscale des entreprises.
De leur côté, les ONG spécialisées dans la transparence financière se montraient prudemment optimistes, tout en mettant en garde contre un accord aux effets trop limités.

Le G20 de Brisbane aboutira à des décisions « très agressives » sur la fiscalité, a promis hier l'hôte australien, alors que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker reste empêtré dans le scandale « Luxleaks ».L'Australie, qui a fait du combat contre l'optimisation fiscale une de ses priorités pour sa présidence du G20, dit tabler sur des résultats tangibles à l'issue du sommet des chefs d'État et de gouvernement qu'elle accueille ce week-end.« Je suis convaincu que nous allons assister au lancement d'approches très agressives à l'encontre des grands groupes multinationaux », a affirmé hier le ministre australien des Finances Joe Hockey.Les États-Unis « étaient au départ très prudents, mais eux-mêmes voient bien qu'ils perdent de l'argent sur les revenus des grandes...
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