Le président du Rassemblement des chefs d'entreprise libanais (RDCL) Fouad Zmokhol a affirmé hier que « 90 % des causes de nos obstacles économiques sont dues à la crise syrienne ». Ses propos ont été tenus lors d'un rassemblement organisé à l'occasion du 21e anniversaire de la fondation du mouvement pour la jeunesse libanaise présidé par Wadih Hanna. Dans les détails, M. Zmokhol est revenu sur les obstacles liés aux exportations et au tourisme par voie terrestre, à la chute des échanges commerciaux, à la crise des réfugiés syriens ainsi qu'au vide présidentiel qui a mené à un vide constitutionnel. « Les investisseurs ont besoin de garantir la sécurité de leurs investissements », a-t-il souligné en déplorant qu'une chute des investissements cause des pertes importantes à l'économie. Le responsable est en outre revenu sur le fait que plusieurs sociétés libanaises avaient mis un frein à leurs investissements du fait de l'insécurité ambiante et a indiqué que les retours sur investissements étaient de plus en plus faibles. « C'est pour cela que plusieurs compagnies libanaises ont fait le choix de se tourner plutôt vers l'Irak, le Yémen, l'Afrique centrale où les retours sur investissements sont plus intéressants », a-t-il ajouté.
« Nous sommes passés d'une économie instable à une économie de guerre », a expliqué Fouad Zmokhol en rappelant la dégradation de la situation sécuritaire au Liban-Nord et dans la Békaa. « Le taux de chômage parmi les jeunes universitaires diplômés avoisine les 33 % tandis que le taux de chômage de la population active est de 22 % », a-t-il ajouté.
Pourtant, le secteur bancaire continue à prouver sa résilience, a indiqué le président du RDCL qui a également loué le soutien de la BDL à l'économie libanaise. Le journaliste Antoine Farah présent à la rencontre a lui rappelé que la dette publique a atteint 66 milliards de dollars tandis que les actifs bancaires sont de l'ordre de 170 milliards de dollars.
Économie - Liban - Conjoncture
Zmokhol : Le secteur bancaire très résilient malgré une baisse des investissements
OLJ / le 14 novembre 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine