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Moyen Orient et Monde - Transition

« Accord a minima » entre l’armée et la société civile au Burkina Faso

Les militaires semblent avoir fait d'importantes concessions.

Des personnalités religieuses et traditionnelles participent aux discussions entre la société civile et l’armée au Burkina Faso. Issouf Sanogo/AFP

Armée et civils sont parvenus hier à un accord a minima sur les organes de transition au Burkina mais qui n'a pu être finalisé. Les militaires souhaitant d'abord faire valider ce texte par leur hiérarchie, ont indiqué des négociateurs.
L'armée semble avoir fait d'importantes concessions dans cet « avant-projet de charte de transition », dont l'AFP s'est procuré une copie. Les militaires ont finalement accepté que le président de l'assemblée intérimaire, le Conseil national de transition (CNT), soit « une personnalité civile élue par ses pairs » et non un soldat comme ils le réclamaient, selon le document.
Le CNT devient d'autre part un organe « législatif », quand l'armée, qui occupe le pouvoir depuis la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre, souhaitait qu'il soit simplement « consultatif ». Par ailleurs, l'accord confirme que le président de la transition choisira lui-même son Premier ministre.
D'après ce texte, le CNT sera composé de 25 membres de l'opposition, 25 de la société civile, 15 militaires et 10 membres du camp de Blaise Compaoré, le président burkinabé déchu le 31 octobre,
Le Premier ministre nommera les 25 membres du gouvernement. De plus, aucun des cadres du futur régime ne pourra participer aux prochaines élections, selon ce texte établi au sein d'une commission à laquelle participaient la société civile, les autorités religieuses et traditionnelles, l'opposition et l'armée, à raison de 2 membres chacun (8 au total).
L'assemblée convoquée hier siégera à nouveau aujourd'hui, a déclaré un membre de cette commission. Ensuite, si cette assemblée valide le texte en présence de militaires, l'armée devra lever dans de brefs délais la suspension de la Constitution qu'elle avait déclarée à son arrivée aux affaires, ont expliqué des négociateurs. Le Conseil constitutionnel se saisira alors du document.
Un accord avec les militaires était impératif pour que ceux-ci rendent le pouvoir aux civils comme le réclament l'Union africaine et les partenaires occidentaux du Burkina.

Armée et civils sont parvenus hier à un accord a minima sur les organes de transition au Burkina mais qui n'a pu être finalisé. Les militaires souhaitant d'abord faire valider ce texte par leur hiérarchie, ont indiqué des négociateurs.L'armée semble avoir fait d'importantes concessions dans cet « avant-projet de charte de transition », dont l'AFP s'est procuré une copie. Les militaires ont finalement accepté que le président de l'assemblée intérimaire, le Conseil national de transition (CNT), soit « une personnalité civile élue par ses pairs » et non un soldat comme ils le réclamaient, selon le document.Le CNT devient d'autre part un organe « législatif », quand l'armée, qui occupe le pouvoir depuis la chute du président Blaise Compaoré le 31 octobre, souhaitait qu'il soit simplement « consultatif »....
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