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Économie - Liban - Conjoncture

Les investisseurs et consommateurs se sont habitués aux crises, selon HSBC

La banque d'investissement HSBC a indiqué que la consommation et les investissements devraient reprendre en 2015, une situation qui n'est pas le résultat d'une amélioration de l'environnement des affaires, mais plus un phénomène d'habitude des consommateurs et investisseurs aux crises.

HSBC a prévu un taux de croissance à 0,3 % pour 2014 et 1,3 % pour 2015, contre des taux de 0,1 % en 2013 et 2,5 % en 2012.

HSBC a prévu un taux de croissance à 0,3 % pour 2014 et 1,3 % pour 2015, contre des taux de 0,1 % en 2013 et 2,5 % en 2012, selon le Lebanon This Week de la Byblos Bank qui cite ces chiffres. Selon la banque d'investissement, « les risques politiques et sécuritaires ont largement pesé sur l'activité économique du pays du Cèdre depuis 2011 ».
HSBC a mis en exergue l'immobilier, le tourisme et la construction comme les secteurs les plus touchés par la crise.
« La consommation et les investissements devraient reprendre en 2015, estime la banque, tout en précisant que cette potentielle amélioration de l'environnement s'expliquait seulement par le fait que les investisseurs et consommateurs s'étaient habitués à ce type de risques, plutôt qu'à une réelle amélioration de la conjoncture. »
Selon HSBC, la consommation devrait ainsi augmenter de 1,5 % en termes réels en 2014 et de 2 % en 2015 contre une croissance de 2 % en 2013. L'investissement devrait stagner cette année, toujours selon les mêmes sources, et augmenter de 1 % en 2015 contre une stagnation enregistrée en 2013.
Sur la période 2014-2016, la croissance du PIB devrait s'établir à une moyenne en dessous de 2 % annuellement, selon la banque d'investissement, soit pratiquement 4 points de pourcentage en dessous de la période d'avant le début de la crise.
HSBC a souligné que « la légère amélioration économique que pourrait connaître le pays en 2015 est fortement dépendante des développements politico-sécuritaires dans la région ».
« Les tensions internes pèsent de plus en plus sur le sentiment de confiance du consommateur et le moral des ménages, écrit HSBC, tandis qu'elles entravent l'élection d'un président de la République. »
La banque d'investissement a ensuite rappelé que le pays est toujours sans budget en dépit de la formation du nouveau gouvernement cette année. « Le déficit budgétaire s'est creusé passant de 9,2 % du PIB en 2013 à 10,9 % du PIB en 2014, soit le premier déficit à deux chiffres enregistré au Liban depuis 2008 », souligne HSBC. Le déficit devrait atteindre 11,5 % du PIB en 2015, selon les mêmes sources. De son côté le déficit primaire devrait se réduire passant de 0,9 % du PIB en 2013 à 0,5 % du PIB en 2014 et 0,3 % du PIB en 2015.
HSBC a conclu en soulignant que « les transferts de fonds de la diaspora avaient permis de soutenir la livre libanaise et aux banques de continuer à financer le déficit fiscal ». La banque d'investissement a estimé s'attendre à un maintien de la stabilité de la livre libanaise et des taux d'intérêt en dépit de la morosité économique ambiante et de l'environnement économique peu favorable.

 

HSBC a prévu un taux de croissance à 0,3 % pour 2014 et 1,3 % pour 2015, contre des taux de 0,1 % en 2013 et 2,5 % en 2012, selon le Lebanon This Week de la Byblos Bank qui cite ces chiffres. Selon la banque d'investissement, « les risques politiques et sécuritaires ont largement pesé sur l'activité économique du pays du Cèdre depuis 2011 ».HSBC a mis en exergue l'immobilier, le tourisme et la construction comme les secteurs les plus touchés par la crise.« La consommation et les investissements devraient reprendre en 2015, estime la banque, tout en précisant que cette potentielle amélioration de l'environnement s'expliquait seulement par le fait que les investisseurs et consommateurs s'étaient habitués à ce type de risques, plutôt qu'à une réelle amélioration de la conjoncture. »Selon HSBC, la consommation...
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