Attention, culture !
Certains responsables soucieux du bien-être et de la morale de la plèbe ont trouvé un nouveau coupable de tous les maux de notre jeunesse : les drogues numériques. La censure veut interdire les téléchargements sur Internet d'un nouveau type de musique dite binaurale et jugée plus dangereuse que ces bons disciples du calife autoproclamé. À côté d'un tel danger, « l'ennemi sioniste » fait risible. Certains murmurent que cela fait partie du complot fomenté par l'axe judéo-américano-franc-maçon pour détruire notre « moumanaa » représentée par l'axe du bien, à savoir nos barbus armés jusqu'aux oreilles, tellement bourrées de cérumen qu'ils n'entendent que leurs délires et divagations internes. Cette musique pourtant répandue depuis plusieurs années dans les spas et autres centres de relaxation ne fait qu'apaiser les sens et repose l'âme et l'esprit. Il est vrai qu'en perdant son temps à l'écouter, on n'aura plus le temps d'écouter les discours hautement édifiants d'un bidasse en mal de présidence, d'un barbu hargneux au doigt menaçant ou les débats télévisés de quelques troufions ventripotents plein de hommos, au regard faussement préoccupé et à la tête bourrée (façon de dire) de vide sidéral. De plus, apaiser les sens n'est pas le but recherché par tous ces bipèdes excités dont le dernier effort était de naître et dont le but primordial est de pousser les bonnes gens à devenir aussi hargneuses qu'eux. C'est le nivellement par le bas. Baldur Von Schirach, chef des Jeunesses hitlériennes, disait : « Lorsque j'entends le mot culture, je sors mon revolver. » Nos responsables ont peaufiné la chose car, en plus de leurs missiles, ils sortent leur bêtise insondable et incurable, et cette dernière est bien plus dangereuse. Buvons le poison de l'homme d'esprit et jetons les antidotes de nos illettrés couleur locale.
Jo HADDAD
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Élu du peuple ? Quel peuple ?
Aujourd'hui, si j'étais député, j'aurais honte, honte d'avoir volé son droit de vote à celui-là même qui m'a permis de le représenter au Parlement. Maintenant que vous ne représentez plus que vous-mêmes, quelle va être, Messieurs, la teneur de votre programme ?
Vous pourriez commencer par vous octroyer une augmentation de salaire, ce qui serait dans l'ordre des choses. Puis vous vous passeriez d'élire un président de la République. Qui aurait besoin d'un chef ? On a bien vu qu'on pouvait s'en passer. Dans la foulée, pourquoi ne pas voter une loi qui rendrait votre poste héréditaire par droit divin ? Ainsi, les Libanais, n'ayant plus à se préoccuper de politique, pourraient devenir un peuple.
Dolly TALHAMÉ
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Le rêve du Celte
Lors de la visite, il y a quelque temps, de M. Joumblatt à M. Geagea et dans la foulée des échanges de cadeaux et de livres, retenons ce chef-d'œuvre : Le rêve du Celte, qui rappelle notre situation actuelle marquée par l'exploitation de l'homme par l'homme. Si l'ère des colonies est bien révolue, le refus d'élire un président de la République prouve encore une fois la malignité des hommes, leurs mensonges, leur intolérable cruauté, et les maux qu'ils s'infligent les uns aux autres. Nos députés ne sont pas libres. Ils attendent le feu vert de l'étranger, mais pour reconduire leur mandat, la cartographie des structures de leur pouvoir était claire. Résultat concret : dans quelques mois nous verrons bien que nous serons sans défense des droits de l'homme et personne n'osera dénoncer l'exploitation et le trafic d'influence. Pas un président pour diriger le pays et un Conseil des ministres aussi illégal ne pouvant gérer que les affaires courantes. Dans un pays tribal, difficile d'y parvenir. Le rêve de tout citoyen se transformera en vrai cauchemar, avec les pressions et menaces,surtout sécuritaires et économiques, et pas de tribunaux pour pouvoir rendre justice. Libanais, réveillez-vous avant la défaite de l'individu et surtout avant que l'ensemble de notre jeunesse n'ait opté pour l'émigration.
Antoine SABBAGHA
Certains responsables soucieux du bien-être et de la morale de la plèbe ont trouvé un nouveau coupable de tous les maux de notre jeunesse : les drogues numériques. La censure veut interdire les téléchargements sur Internet d'un nouveau type de musique dite binaurale et jugée plus dangereuse que ces bons disciples du calife autoproclamé. À côté d'un tel danger, « l'ennemi sioniste » fait risible. Certains murmurent que cela fait partie du complot fomenté par l'axe judéo-américano-franc-maçon pour détruire notre « moumanaa » représentée par l'axe du bien, à savoir nos barbus armés jusqu'aux oreilles, tellement bourrées de cérumen qu'ils n'entendent que leurs délires et divagations internes. Cette musique pourtant répandue depuis plusieurs années dans les spas et autres centres de...


"Il est vrai qu'en perdant son temps à l'écouter, on n'aura plus le temps d'écouter les discours hautement édifiants d'un bidasse en mal de présidence, d'un barbu hargneux au doigt menaçant ou les débats télévisés de quelques troufions ventripotents plein de hommos, au regard faussement préoccupé et à la tête bourrée (façon de dire) de vide sidéral." ! Parfaitement dit ; merci.
10 h 01, le 08 novembre 2014