Le RDCL a notamment appelé la BM à aider le Liban à engager des réformes structurelles des institutions publiques, le FMI à lever des fonds pour reconstruire les infrastructures et l’IFC à aider les entreprises locales à transformer une partie de leurs dettes en fonds propres.
« Alors que le Liban entre dans son sixième mois de vacance présidentielle, nous étions aujourd'hui supposés débattre des performances du nouveau chef de l'État et de sa nouvelle équipe ministérielle. Au lieu de cela, nous voilà réunis pour calculer le coût de ce vide et de ses répercussions sur notre économie », a déclaré hier Fouad Zmokhol, président du Rassemblement des chefs d'entreprise libanais (RDCL) en s'adressant aux responsables régionaux des organismes économiques mondiaux dont la Banque mondiale (BM), le Fonds monétaire international (FMI) et l'International Finance Corporation (IFC), lors d'un déjeuner-débat organisé pour évaluer la situation économique du pays.
Fouad Zmokhol a insisté sur les répercussions néfastes de la vacance présidentielle sur la croissance. « La stagnation politique a entraîné le gel de toutes les institutions publiques, la fuite des investisseurs locaux et étrangers et la crainte manifestée par les entreprises d'embaucher de nouvelles recrues. »
Le président du RDCL a en outre insisté sur le poids des réfugiés syriens sur l'économie libanaise, dont le coût a été évalué à 7 milliards de dollars jusqu'à présent et a engendré plus de 17 milliards de dollars de manque à gagner. « Cela fait baisser le taux de croissance de 2,9 % par an alors que nous peinons à atteindre la timide barre d'une croissance de 1,5 % », a ajouté Fouad Zmokhol.
Le président du RDCL a notamment appelé la BM à aider le Liban à engager des réformes structurelles des institutions publiques, le FMI à lever des fonds pour reconstruire les infrastructures et l'IFC à aider les entreprises locales à transformer une partie de leurs dettes en fonds propres.
« Heureusement, le Liban est doté d'un secteur privé fort et résilient, tout comme ses entrepreneurs, a déclaré Thomas Jacobs, représentant de l'IFC. À l'International Finance Corporation, nous avons la chance d'avoir comme partenaires les entreprises libanaises parmi les plus prospères et nous continuerons d'investir au Liban. »
Farid Belhaj, directeur régional de la BM, a de son côté insisté sur les répercussions de la crise syrienne sur l'économie libanaise, le rôle de la communauté internationale pour faire face à ces défis et l'urgence pour le Liban de mener des réformes.


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