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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Le Pakistan en « état d’alerte » après un attentat antichiite à la frontière avec l’Inde

Des Pakistanais chiites qui s’autoflagellent pour les célébrations de Achoura. A. Majeed/AFP

Les paramilitaires pakistanais ont paradé hier soir à la frontière avec l'Inde, défiant les islamistes armés au lendemain d'un attentat-suicide le plus sanglant de l'année au Pakistan qui avait eu lieu au même endroit. Au moins 55 personnes ont été tuées dans cet attentat, perpétré dimanche soir, à l'occasion de processions de la minorité chiite, dans le collimateur des extrémistes. En réaction, le Pakistan renforçait hier la sécurité dans les grandes villes alors qu'une foule nombreuse quittait le poste-frontière de Wagah, théâtre au quotidien de célébrations nationalistes avec force musique et miniparades militaires de soldats indiens et pakistanais. À travers le pays, la police était en « état d'alerte » et avait renforcé ses effectifs pour Achoura, commémoration annuelle de la mort de l'imam Hussein, en 680 à Kerbala, en Irak, l'un des événements les plus importants du calendrier de la minorité musulmane chiite. Par ailleurs, à Islamabad, la capitale, et dans la ville voisine de Rawalpindi, théâtre de nombreux attentats antichiites, 10 000 policiers, militaires et paramilitaires avaient ainsi été déployés pour protéger les processions prévues hier et aujourd'hui.
Nawaz Khan, 26 ans, a perdu un frère lors de l'attentat. « Il y a eu une énorme explosion et mon frère a été soufflé sous mes yeux. Il y avait des cris d'effroi et une odeur de corps brûlés », explique-t-il. De son côté, le Premier ministre indien Narendra Modi a « vivement condamné » l'attentat de Wagah et a « présenté ses condoléances » aux victimes pakistanaises. Pour sa part, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a condamné hier avec force l'attentat-suicide commis la veille près de la frontière entre le Pakistan et l'Inde, estimant que de tels « actes terroristes » étaient injustifiables. Différentes factions des talibans pakistanais ont revendiqué cette rare attaque à la frontière entre le Pakistan et l'Inde.

(Source : AFP)

Les paramilitaires pakistanais ont paradé hier soir à la frontière avec l'Inde, défiant les islamistes armés au lendemain d'un attentat-suicide le plus sanglant de l'année au Pakistan qui avait eu lieu au même endroit. Au moins 55 personnes ont été tuées dans cet attentat, perpétré dimanche soir, à l'occasion de processions de la minorité chiite, dans le collimateur des extrémistes. En réaction, le Pakistan renforçait hier la sécurité dans les grandes villes alors qu'une foule nombreuse quittait le poste-frontière de Wagah, théâtre au quotidien de célébrations nationalistes avec force musique et miniparades militaires de soldats indiens et pakistanais. À travers le pays, la police était en « état d'alerte » et avait renforcé ses effectifs pour Achoura, commémoration annuelle de la mort de l'imam Hussein,...
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