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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les Kurdes repoussent un nouvel assaut jihadiste à Kobané

Erdogan accuse le PYD syrien de ne pas vouloir l'aide de peshmergas.

De la frontière turque, ils sont nombreux à observer les combats à Kobané. Bulent Kilic/AFP

Les forces kurdes défendant la ville syrienne de Kobané ont repoussé un nouvel assaut des jihadistes du groupe État islamique (EI, ex-Daech), qui ont échoué pour la quatrième nuit consécutive à prendre le contrôle d'un quartier du nord proche de la frontière avec la Turquie.


L'EI se focalise sur ce lieu « afin d'assiéger » les combattants des Unités de protection du peuple kurde (YPG) « dans la ville, couper leur voie d'approvisionnement et les empêcher d'évacuer leurs blessés vers la Turquie », selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les jihadistes poussent avant l'arrivée, annoncée pour les prochains jours, de plusieurs dizaines de combattants du Kurdistan irakien (peshmergas) que la Turquie a autorisés à transiter par son territoire pour participer à la défense de la ville. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a cependant accusé le principal parti kurde de Syrie, le Parti de l'union démocratique (PYD), dont l'YPG est le bras armé, de ne pas vouloir de l'aide des peshmergas par crainte de perdre son influence, selon la presse turque. Ankara reproche au PYD à la fois d'être trop proche du régime de Bachar el-Assad et d'être le bras armé en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui lutte depuis trois décennies en Turquie pour l'indépendance du Kurdistan. En revanche, Ankara a amélioré ses relations avec le Kurdistan irakien.

(Lire aussi: Les Kurdes devraient pouvoir résister à Kobané, affirment des responsables US)


En 40 jours depuis le début de l'offensive de l'EI, la « bataille de Kobané » a fait plus de 800 morts, dont 481 jihadistes, 302 combattants kurdes et 21 civils, selon un décompte de l'OSDH qui ne prend pas en compte les victimes des frappes de la coalition. À ce sujet, l'armée américaine a annoncé hier que cinq frappes avaient détruit sept véhicules et un bâtiment de l'EI dans la zone de Kobané.

 

Une trentaine de frappes en Irak

En Irak, la coalition conduite par les États-Unis a également conduit une trentaine de frappes entre vendredi et hier. Elles ont en particulier visé des positions de l'EI près du barrage de Mossoul, le plus grand du pays, qui avait été repris fin août par les forces kurdes et gouvernementales et dont l'importance stratégique est majeure. Aidées par le soutien aérien, les forces kurdes irakiennes ont pu reprendre samedi aux jihadistes la ville de Zoumar, au nord-ouest de Mossoul, après des semaines de combats. Mais les jihadistes progressent dans d'autres zones, notamment dans le nord où ils assiègent de nouveau le mont Sinjar, où sont prises au piège des centaines de familles yazidies.

 (Éclairage : L'ASL cherche-t-elle réellement à aider les Kurdes ?)


Après l'Iran la semaine dernière, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a poursuivi son offensive diplomatique en Jordanie, où il s'est entretenu avec le roi Abdallah II et son homologue Abdallah Nsour de la stratégie pour lutter contre l'EI.


Par ailleurs, les services de renseignements allemands estiment que l'EI possède des lance-missiles capables de toucher des avions de ligne, a indiqué hier le journal Bild am Sonntag.


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L'EI se focalise sur ce lieu « afin d'assiéger » les combattants des Unités de protection du peuple kurde (YPG) « dans la ville, couper leur voie d'approvisionnement et les empêcher d'évacuer leurs blessés vers la Turquie », selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les jihadistes poussent avant l'arrivée, annoncée pour les prochains jours, de plusieurs dizaines de combattants du Kurdistan irakien (peshmergas) que la Turquie a autorisés à transiter par son territoire pour participer à la défense de la ville. Le...
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