Dans la presse

Des forces irakiennes gazées par les combattants de l'EI?

Des policiers irakiens déjeunent le 17 septembre, après que les forces gouvernementales et les milices ont repris Dhoulouiya au nord de Baghdad des mains des jihadistes. Photo AFP

"C'était une étrange explosion. Nous avons vu de la fumée jaune s'élever dans le ciel", témoigne un officier de police irakien dans des propos rapportés par le Washington Post jeudi.

Selon plusieurs membres de sécurité irakienne interrogés par le quotidien, les jihadistes du groupe Etat islamique (EI, ou Daech, selon l'acronyme arabe du groupe) les ont attaqués avec du gaz au chlore le 15 septembre dernier au nord de Bagdad. "Je me sentais suffoquer. Je vomissais et ne pouvais pas respirer", raconte le lieutenant Khairallah Jabbouri, l'un des rescapés de ce qu'il décrit comme une attaque chimique.

Les médecins qui ont traité 11 officiers de police, attaqués sur le front à Dhoulouiya au nord de Bagdad, ont également assuré au quotidien que les victimes présentaient les symptômes d'une attaque au gaz au chlore. Interrogé par le Washington Post, un responsable du ministère de la Défense irakien est catégorique : l'attaque a bien eu lieu. Le Washington Post souligne toutefois qu'un responsable militaire américain affirme n'avoir vu aucun rapport sur l'usage de gaz au chlore par l'EI.

Le gaz de chlore a été utilisé pour la première fois sur un champ de bataille pendant la première guerre mondiale par les forces allemandes contre leurs ennemis français et belges. Plus récemment, c'est en Syrie que des attaques au gaz de chlore ont été rapportées, attribuées au régime de Bachar el-Assad.

Le 10 septembre dernier, les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée de l'enquête sur les allégations d'attaques au gaz dans ce pays en guerre depuis plus de trois ans, ont confirmé que le chlore a été utilisé en tant qu'arme chimique en Syrie de manière "systématique et répétée".

 

"Ils (l'EI, ndlr) l'utilisent seulement pour créer un climat de terreur, affirme le responsable irakien du ministère de la Défense cité par le Washington Post. Mais évidemment, nous sommes très inquiets".

 

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"C'était une étrange explosion. Nous avons vu de la fumée jaune s'élever dans le ciel", témoigne un officier de police irakien dans des propos rapportés par le Washington...

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