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Futurs terroristes ou repentis ? La délicate gestion du retour des jihadistes

Grande-Bretagne

Londres évoque des programmes de "déradicalisation".

OLJ/AFP
18/10/2014

Que faire des Britanniques partis combattre en Syrie ou en Irak qui veulent rentrer au pays ? Londres, qui craint la menace terroriste, a choisi la répression systématique quand associations et experts appellent à la "déradicalisation" en vue d'une réinsertion.

"Aller à l'étranger et se battre avec le groupe Etat islamique (EI), une organisation interdite, rendent ces individus coupables d'infraction criminelle", a martelé le ministre de la Défense Michael Fallon.
"Si nous pouvons les traduire en justice à leur retour, nous le ferons", a-t-il ajouté.

Les autorités évoquent des programmes de "déradicalisation", avec notamment un travail sur le logement, l'emploi et l'évaluation de la santé mentale. Ils concerneraient, selon le chef adjoint de la section antiterroriste de la police britannique, Mark Rowley, jusqu'à 50 personnes par semaine. Ils seraient ouverts exclusivement aux jeunes tentés par le départ, sans avoir effectué le voyage en Syrie ou en Irak.

Police et services de renseignement ont en tête l'expérience de la guerre en Afghanistan où nombre d'islamistes occidentaux ont convergé vers Kaboul pour devenir moujahidines, certains rentrant dans leur pays d'origine pour y commettre des attentats sanglants.


500 Britanniques en Syrie, 250 rentrés au Royaume-Uni
Pour empêcher ce phénomène, ils multiplient les mesures avec notamment la confiscation des passeports des candidats au départ et la surveillance des vols au départ et à l'arrivée d'Istanbul.

La ministre de l'Intérieur Theresa May et le Premier ministre David Cameron ont également émis le souhait de retirer la nationalité britannique aux combattants islamistes, une mesure difficilement applicable puisqu'il n'est pas possible de rendre une personne apatride.

Pour l'heure, la moitié des "quelque 500" britanniques ayant combattu en Irak ou en Syrie seraient déjà rentrés, selon des sources gouvernementales. "Plus de 60" ont été arrêtés, et 16 inculpés.
Ces chiffres montrent que les mailles du filet sécuritaire britannique ne sont pas étanches : Quid des près de 200 non interceptés? Quelle surveillance est exercée sur la cinquantaine de suspects interpellés mais qui n'ont pas fait l'objet de poursuites?

Contactée par l'AFP, Scotland Yard se contente de noter "une hausse significative" des arrestations liées à la Syrie, en insistant sur la prévention des départs mais en restant muette sur les questions du retour des jihadistes.
Si certains sont avant tout perçus comme une menace, d'autres semblent avoir déchanté face aux réalités découvertes en partant combattre en Syrie.

Selon la presse britannique, cinq Britanniques, trois Français, deux Allemands et deux Belges, qui voulaient rentrer dans leur pays d'origine après s'être plaints de combattre des groupes rebelles plutôt que les forces du régime de Bachar Al-Assad, sont désormais prisonniers du groupe EI.

Au total, entre 30 et 50 Britanniques souhaiteraient rentrer mais craignent d'être emprisonnés à leur arrivée, selon des chercheurs du King's College contactés par l'un d'entre eux affirmant parler au nom des autres.
Pour Hanif Qadir, le fondateur d'Active Change Foundation, une association luttant contre l'extrémisme et travaillant à la déradicalisation des jeunes, si le danger terroriste est réel, il faut néanmoins trouver le moyen de permettre à ces jeunes repentis de rentrer.
"Pour l'instant, rien n'a été mis en place par le gouvernement britannique pour aménager un corridor qui leur permettrait de revenir", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant être "en discussion" avec les autorités pour autoriser ces retours "dans un cadre contrôlé".

Une vision partagée par le chef de l'opposition travailliste Ed Miliband et le Professeur Peter Neumann du Centre pour l'étude de la radicalisation (ICSR) au King's College qui appellent le gouvernement à créer un "programme de déradicalisation" obligatoire pour les candidats au retour.
"Les gens avec qui nous avons parlé veulent abandonner (le combat) mais se sentent piégés parce que le gouvernement ne parle que de les enfermer pendant 30 ans", a déclaré au Daily Telegraph Peter Neumann.

Hanif Qadir, lui-même parti en 2002 en Afghanistan pour rejoindre un groupe affilié à el-Qaëda avant de déchanter, ajoute que ces jeunes gens peuvent jouer un rôle-clé "en matière de prévention", en aidant "à empêcher d'autres hommes et femmes de se rendre là-bas".

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

RIEN QU'EN SE POSANT CETTE STUPIDE QUESTION... ON PEUT ÉVALUER L'IMMENSE DEGRÉ D'ABRUTISSEMENT QUI FRAPPE LES ABRUTIS.. QUI ? BIEN CONNUS !

Sabbagha Antoine

Quand la religion permet de mourir , il faut oublier le mot terrorisme et l'occident devra voir plus de repentis au nom de la folie .

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