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Moyen Orient et Monde - Contestation

Le pouvoir à Hong Kong ouvre de nouveau la porte au dialogue avec les manifestants

Peu d'observateurs s'attendent en effet à ce que Pékin, qui craint la contagion démocratique, fasse la moindre concession.

Tandis que le pouvoir à Hong Kong a décidé de rouvrir le dialogue, les protestataires, eux, sont toujours dans la rue.Anthony Wallace/AFP

Le chef de l'exécutif de Hong Kong a fait volte-face hier et proposé aux étudiants, fer de lance du mouvement prodémocratie, d'ouvrir le dialogue pour mettre fin à la vaste campagne de mobilisation qui a plongé l'ancienne colonie britannique dans la crise. Leung Cheun-ying a entrouvert la porte des discussions une semaine après que son gouvernement eut annulé un premier rendez-vous avec les contestataires qui réclament sa démission et l'instauration d'un véritable suffrage universel dans le territoire autonome, passé dans le giron chinois en 1997.

Calmer le jeu
Cette offre survient de même après des heurts violents survenus la veille entre policiers et manifestants, et des soupçons de bavure policière avec la publication d'une vidéo montrant des officiers en train de passer à tabac un manifestant prodémocratie. Des affrontements entre policiers et protestataires ont également eu lieu hier matin, sur Lung Wo Road, une artère située à proximité immédiate des bureaux de Leung Chun-ying. « Au cours des derniers jours, et y compris ce matin via des tiers, nous avons fait savoir aux étudiants que nous aimerions entamer un dialogue sur le suffrage universel le plus rapidement possible, et si possible durant la semaine à venir », a déclaré M. Leung à la presse. Reste à déterminer ce sur quoi pourraient déboucher de telles négociations. Peu d'observateurs s'attendent en effet à ce que Pékin, qui craint la contagion démocratique, fasse la moindre concession.

Pas de promesse de compromis
Si la Chine a accepté le principe du suffrage universel pour l'élection du prochain chef de l'exécutif en 2017, elle entend garder la haute main sur le processus électoral et conserver le contrôle des candidatures. Pékin ne va pas changer d'avis, a prévenu C.Y., comme est surnommé à Hong Kong le chef du gouvernement local. « La politique, c'est l'art du possible et nous devons faire la part des choses entre ce qui est possible et ce qui est impossible », a-t-il souligné. M. Leung a de même refusé d'exclure de nouvelles opérations de démantèlement de barrages, déclarant que « nous ne pouvons permettre que Hong Kong continue d'être affectée par le blocage de ces rues. La police fera usage de méthodes appropriées au moment opportun pour gérer ce problème ».
Concernant la vidéo diffusée la veille, M. Leung a refusé d'effectuer tout commentaire, considérant qu'il ne faut « pas politiser cet incident ». Par ailleurs, le South China Morning Post, le quotidien de langue anglaise le plus influent à Hong Kong, a appelé hier les manifestants à se disperser, jugeant qu'il ne fallait rien attendre de Pékin. « La campagne pourrait finir d'une manière que personne ne souhaite. Il est peut-être temps pour les protestataires d'envisager de battre en retraite et d'adopter une nouvelle stratégie », a-t-il déclaré dans un éditorial.
(Sources : agences)

Le chef de l'exécutif de Hong Kong a fait volte-face hier et proposé aux étudiants, fer de lance du mouvement prodémocratie, d'ouvrir le dialogue pour mettre fin à la vaste campagne de mobilisation qui a plongé l'ancienne colonie britannique dans la crise. Leung Cheun-ying a entrouvert la porte des discussions une semaine après que son gouvernement eut annulé un premier rendez-vous avec les contestataires qui réclament sa démission et l'instauration d'un véritable suffrage universel dans le territoire autonome, passé dans le giron chinois en 1997.
Calmer le jeuCette offre survient de même après des heurts violents survenus la veille entre policiers et manifestants, et des soupçons de bavure policière avec la publication d'une vidéo montrant des officiers en train de passer à tabac un manifestant prodémocratie. Des...
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