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Économie - Télécommunication

Iliad renonce à acheter l’américain T-Mobile US

L'abandon par Iliad, maison mère de Free, du projet d'acquisition de l'américain T-Mobile US a été accueilli en fanfare hier par les investisseurs qui rêvent, pour leur part, d'un rachat de Bouygues Télécom, propre à dynamiser les télécoms français.

Le patron d’Iliad, Xavier Niel, lors d’une conférence de presse sur les nouveaux tarifs de sa filiale Free, en 2012. Thomas Coex/AFP

Signe infaillible de l'enthousiasme général, l'action du groupe Iliad a décollé de plus de 14,5 % en séance, entraînant dans son sillage Bouygues.
À la clôture à la Bourse de Paris, Iliad a pris 9,57 % à 171,10 euros, et
Bouygues 4,59 % à 25,64 euros. Orange a également fortement progressé (+3,04 % à 11,18 euros) mais Numericable a reculé de 0,23 % à 42,72 euros, dans un marché parisien en légère hausse (+0,23 %).
Ce rebond est également le fruit du soulagement car cette épopée américaine était jugée risquée par beaucoup d'analystes qui se demandaient comment Iliad allait réussir à financer une opération aussi coûteuse, sans parler des difficultés à s'aventurer en terre inconnue.
Le renoncement de Xavier Niel « met fin à une parenthèse, ouverte fin juillet, qui avait surpris tout le monde », estime Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale de Oddo Securities.
« Cette fantaisie de Iliad en réaction à l'impossibilité de participer à la concentration des télécoms en France n'avait pas été comprise par le marché » car il s'agissait d'un « acteur purement français dans un environnement inconnu, les synergies étaient assez faibles et le prix était quand même assez costaud à supporter pour la structure globale, d'où la chute vertigineuse du cours de Bourse », détaille-t-il.
« Qu'Iliad renonce officiellement est donc une excellente nouvelle pour le titre et Xavier Niel va pouvoir à nouveau se concentrer sur la France et faire ce qu'il fait de mieux : jouer le trublion des télécoms français », note M. Jacoby.

Retour à la case départ
En retournant à la case départ, Iliad retrouve un marché français des télécoms qui souffre toujours de la guerre des prix et pour lequel tout le monde espère une concentration salvatrice en termes de rentabilité.
« Une chose est certaine, la spéculation va revenir sur une possibilité de consolidation du marché français. Maintenant qu'Iliad abandonne son rêve américain, Bouygues Télécom redevient une cible », relèvent ainsi les économistes de Aurel BGC.
« La fin du rêve américain d'Iliad pourrait déclencher la consolidation en France », jugent également les analystes de RBC Capital Markets.
Même opinion pour ceux de Deutsche Bank qui estiment que cet abandon renforce « la probabilité de voir le secteur se consolider dans les 12 mois qui viennent ».
De l'avis général,
Bouygues Télécom est toujours la cible idéale.
« Avoir des opérateurs plus efficients, avec un équilibre entre les prix facturés au client et la rentabilité des groupes, passerait dans l'idéal par l'aspiration de l'un des quatre acteurs actuels », or « Bouygues Télécom est la seul cible possible », souligne M. Jacoby.
Mais la question reste de savoir si ce rapprochement qui n'a pu être réalisé jusqu'ici pourra l'être à l'avenir.
Après l'échec du rachat de SFR face à Numericable, Bouygues avait ouvert des négociations avec Orange et Iliad en vue d'une éventuelle cession de ses actifs.
Début juillet, Orange avait jeté l'éponge, et fin juillet, Free annoncé son intention d'acheter T-Mobile US.
« Au niveau sectoriel, cela s'impose », constate M. Jacoby, mais « il y a une incompatibilité managériale entre le patron de Free et celui de Bouygues Télécom, et nous sommes probablement face à une question de principe, le feuilleton est donc loin d'être fini ».

Signe infaillible de l'enthousiasme général, l'action du groupe Iliad a décollé de plus de 14,5 % en séance, entraînant dans son sillage Bouygues.À la clôture à la Bourse de Paris, Iliad a pris 9,57 % à 171,10 euros, etBouygues 4,59 % à 25,64 euros. Orange a également fortement progressé (+3,04 % à 11,18 euros) mais Numericable a reculé de 0,23 % à 42,72 euros, dans un marché parisien en légère hausse (+0,23 %).Ce rebond est également le fruit du soulagement car cette épopée américaine était jugée risquée par beaucoup d'analystes qui se demandaient comment Iliad allait réussir à financer une opération aussi coûteuse, sans parler des difficultés à s'aventurer en terre inconnue.Le renoncement de Xavier Niel « met fin à une parenthèse, ouverte fin juillet, qui avait surpris tout le monde », estime...
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