La dette des pays riches se stabilise mais reste proche de « niveaux historiquement hauts » et pourrait encore augmenter en raison de la reprise économique « vacillante », a affirmé hier le Fonds monétaire international (FMI).
« Les efforts budgétaires au cours des cinq dernières années ont stabilisé le ratio entre dette publique et PIB (produit intérieur brut, NDLR) même s'il reste à un niveau élevé », écrit le Fonds dans son rapport semestriel sur les finances publiques.
L'AFP rapporte qu'en moyenne la dette publique des pays riches devrait légèrement augmenter cette année pour atteindre 106,5 % de leur PIB avant de se replier en 2015 à 106,0 %.
Selon le FMI, les pressions sur les finances publiques se sont certes « allégées » sur fond de faibles taux d'intérêts dans les pays riches. « Mais les ratios de dette historiquement hauts et une reprise vacillante couplée aux futurs coûts sur les retraites et sur la santé font que les risques restent élevés », poursuit le rapport.
Avec un ratio de dette/PIB de 245,1 % prévu en 2014, le Japon devrait encore figurer en tête du peloton des pays développés les plus endettés, suivi par la Grèce (174,2 %) et l'Italie (136,7 %).
La France devrait finir l'année avec un ratio de 95,2 % légèrement inférieur à celui de la zone euro dans son ensemble (96,4 %), d'après le rapport.
Selon le FMI, le poids de la dette dans les pays riches pourrait s'alourdir en cas de persistance de la faible inflation, qui renforce le coût relatif de la charge de la dette.
Après des années de cure d'austérité, le Fonds pointe également le « sentiment de saturation » vis-à-vis des réformes et estime que les politiques budgétaires doivent « judicieusement » concilier viabilité des finances publiques et croissance.
Économie - Finance
La dette des pays riches se maintient à des niveaux « historiques »
OLJ / le 09 octobre 2014 à 00h00


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