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Économie - Conjoncture

L’Espagne améliore ses prévisions pour la croissance et l’emploi jusqu’en 2015

Le gouvernement espagnol a amélioré hier ses prévisions de croissance jusqu'en 2015, convaincu que le pays fera mieux que le reste de la zone euro, et a promis que cette embellie se traduira par une baisse du taux de chômage, toujours très élevé.

Le produit intérieur brut devrait croître de 1,3 % cette année et de 2 % l’an prochain, a annoncé le ministre de l’Économie Luis de Guindos en présentant le projet de budget 2015. Paul Hanna/Reuters

Le produit intérieur brut devrait croître de 1,3 % cette année et de 2 % l'an prochain, a annoncé le ministre de l'Économie Luis de Guindos en présentant le projet de budget 2015. Madrid tablait jusqu'à présent sur une progression de 1,2 % puis de 1,8 %, a rapporté l'AFP.
« Nous avons surmonté la récession et nous posons les fondements de la reprise et du renforcement de la croissance », s'est félicitée la numéro deux du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, lors d'une conférence de presse.
Après six années de crise provoquée par l'éclatement de la bulle immobilière, l'économie espagnole a engrangé une série de bonnes nouvelles ces derniers mois.Les investissements des entreprises, la demande intérieure et le secteur du BTP reprennent des couleurs, ce qui a permis au PIB de progresser de 0,6 % au deuxième trimestre. Les exportations se portent plutôt bien et le taux de chômage est repassé sous la barre des 25 % sur la même période.

Le pays fait ainsi
figure d'exception au sein de la zone euro, avec l'Allemagne. La croissance des 18 pays a été nulle au deuxième trimestre, pénalisée notamment par la France, dont l'économie stagne, ou encore par l'Italie, repassée en récession.

Le défi du chômage
Mais la quatrième économie de la zone euro n'est pas pour autant tirée d'affaire.
Elle reste pénalisée par une dette publique qui a explosé avec la crise et devrait frôler les 100 % en fin d'année, un déficit public qui ne devrait pas renouer avec les 3 % du PIB voulu par Bruxelles avant 2016 et un taux de chômage parmi les plus élevés des pays industrialisés, même si le gouvernement se montre aussi plus optimiste dans ce domaine.
Il table à présent sur un taux de chômage de 24 % à fin 2014 et de 22 % à fin 2015.
« Le grand défi de l'économie espagnole, c'est la gestion de son niveau de chômage », souligne Jésus Castillo, économiste chez Natixis, qui juge comme faibles les mesures présentées pour l'instant par le gouvernement pour résoudre ce problème.
La rigueur reste ainsi de mise pour Madrid, même si le ministre du Budget, Cristobal Montoro, a promis une petite revalorisation des retraites. « Ce budget 2015 est un budget du contrôle des finances publiques, de la rigueur et de l'engagement de l'Espagne à réduire son déficit public », a assuré Cristobal Montoro.
Pour le syndicat UGT, cette politique ne permettra pas de créer des emplois et conduira à une « noyade sociale ».
Josep Comajuncosa, économiste à l'école de commerce de Barcelone, l'Esade, n'est pas non plus persuadé que la poursuite de la rigueur soit la meilleure voie à suivre. Pour lui, les objectifs de réduction des déficits doivent « s'adapter à l'évolution de l'économie » qu'il voit progresser à un rythme plus lent que celui prévu par le gouvernement.
Le ralentissement en zone euro pourrait en effet peser plus sur l'Espagne que ne veut bien le croire le gouvernement conservateur, avertit-il. « La prévision pour 2015 ne semble pas prendre en compte l'effet négatif qu'aura la croissance plus faible de la zone euro sur les exportations », juge-t-il.
L'accès au crédit reste aussi compliqué pour les entreprises et les particuliers, freinant les investissements et la consommation, même si un paquet de mesures annoncées par la Banque centrale européenne et qui doit être mis en œuvre prochainement devrait permettre d'améliorer les choses.

Le produit intérieur brut devrait croître de 1,3 % cette année et de 2 % l'an prochain, a annoncé le ministre de l'Économie Luis de Guindos en présentant le projet de budget 2015. Madrid tablait jusqu'à présent sur une progression de 1,2 % puis de 1,8 %, a rapporté l'AFP.« Nous avons surmonté la récession et nous posons les fondements de la reprise et du renforcement de la croissance », s'est félicitée la numéro deux du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, lors d'une conférence de presse.Après six années de crise provoquée par l'éclatement de la bulle immobilière, l'économie espagnole a engrangé une série de bonnes nouvelles ces derniers mois.Les investissements des entreprises, la demande intérieure et le secteur du BTP reprennent des couleurs, ce qui a permis au PIB de progresser de 0,6 % au...
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