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Moyen Orient et Monde - Épidémie

Les pays touchés par Ebola espèrent reprendre le dessus grâce à l’aide militaire US

Petite lueur d’espoir, un nouveau vaccin développé à Oxford. Steve Parsons/Reuters

Les pays africains touchés par Ebola, Liberia en tête, espéraient hier que l'aide militaire promise par les États-Unis marquerait un tournant dans la bataille contre l'épidémie.
À plus long terme, les perspectives de découvrir un vaccin efficace paraissaient prometteuses, les premiers essais cliniques n'ayant pas révélé de réactions néfastes. « L'annonce hier (mardi) par le gouvernement des États-Unis d'une aide militaire directe est un moment significatif dans la bataille contre Ebola », a affirmé la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf dans un communiqué, rappelant les liens historiques entre les deux pays. « Nous espérons que cette décision des États-Unis incitera le reste de la communauté internationale à agir. Nos partenaires américains se rendent compte que le Liberia ne peut pas vaincre Ebola seul », a ajouté Mme Sirleaf, dont le pays est de loin le plus touché.
Le président américain Barack Obama avait de fait appelé mardi « à agir vite » pour éviter que des « centaines de milliers » de personnes ne soient contaminées par Ebola, contre lequel l'Onu entend mobiliser un milliard de dollars. Il a annoncé la création d'un centre de commandement militaire au Liberia pour soutenir la lutte contre l'épidémie à travers la région et la mise en place de 1 000 lits, dans une déclaration au siège des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Le Conseil de sécurité de l'Onu, saisi en urgence par les États-Unis, doit se prononcer aujourd'hui sur un projet de résolution américain destiné à mobiliser les gouvernements contre la propagation de l'épidémie, une initiative rarissime dans le domaine de la santé. L'Onu a en outre demandé 987,8 millions de dollars (763 millions d'euros) pour les trois pays principalement touchés, Guinée, Liberia et Sierra Leone, « au bord de l'effondrement », selon Valérie Amos, responsable des opérations humanitaires des Nations unies. Les États membres de l'Union européenne (UE) ont de leur côté promis 78 millions d'euros supplémentaires, outre les quelque 150 millions d'euros déjà prévus, pour aider à la lutte contre Ebola, a annoncé hier la commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva.
Dans ce contexte sombre, la principale lueur d'espoir venait de la recherche médicale, dont les efforts en vue d'un vaccin opérationnel d'ici à la fin de l'année, à destination initialement des professionnels de santé, semblaient progresser. Une équipe de chercheurs de l'université britannique d'Oxford a lancé hier un essai clinique sur 60 personnes de ce vaccin également testé aux États-Unis sur une poignée de volontaires, qui n'ont pas présenté de réaction négative.
(Source : AFP)

Les pays africains touchés par Ebola, Liberia en tête, espéraient hier que l'aide militaire promise par les États-Unis marquerait un tournant dans la bataille contre l'épidémie.À plus long terme, les perspectives de découvrir un vaccin efficace paraissaient prometteuses, les premiers essais cliniques n'ayant pas révélé de réactions néfastes. « L'annonce hier (mardi) par le gouvernement des États-Unis d'une aide militaire directe est un moment significatif dans la bataille contre Ebola », a affirmé la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf dans un communiqué, rappelant les liens historiques entre les deux pays. « Nous espérons que cette décision des États-Unis incitera le reste de la communauté internationale à agir. Nos partenaires américains se rendent compte que le Liberia ne peut pas vaincre Ebola...
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