Business Monitor International (BMI) a estimé la taille du marché pharmaceutique au Liban à 1,48 milliard de dollars en 2014. Il s'agit d'une augmentation de 8,4 % en comparaison avec les 1,36 milliard de dollars de produits pharmaceutiques vendus en 2013.
BMI a ainsi prévu une croissance moyenne pondérée du marché à 9,1 % par an sur la période 2013-2018, lequel devrait atteindre selon ces estimations les 1,8 milliard de dollars en 2018.
Selon le Lebanon this Week de la Byblos Bank qui cite le rapport, les dépenses pharmaceutiques par habitant devraient s'élever à 292 dollars en 2015 et à 345,5 dollars en 2018, constituant ainsi une hausse de 4,1 % chaque année sur la période 2013-2018.
Par ailleurs, les dépenses pharmaceutiques devraient représenter 3,1 % du produit intérieur brut (PIB) libanais en 2014, a indiqué
Business Monitor International, qui a estimé que ce taux devrait demeurer stable sur la période 2013-2018. Le niveau des dépenses devrait toutefois demeurer l'un des plus élevés au monde, a estimé BMI.
Selon le rapport, l'importance des dépenses pharmaceutiques au Liban s'explique par la forte dépendance du secteur envers les produits importés, combinée à des pratiques de surprescriptions de médicaments dans le pays. Selon BMI, « le manque d'unité chez les importateurs de produits pharmaceutiques au Liban a contribué au maintien des prix élevés à l'achat et a affecté la compétitivité des distributeurs ».
Plus en détails, BMI a estimé les dépenses pour l'achat de médicaments à 39,3 % des dépenses globales de santé au Liban cette année, contre 39,7 % en 2013 et 41,4 % en 2012. Elles devraient atteindre 37,8 % en 2018.
En parallèle, BMI a attribué l'importance des prescriptions médicales au Liban à un achat élevé de médicaments brevetés, ces derniers représentants 62,6 % du total des prescriptions médicales et 46,2 % des dépenses de produits pharmaceutiques en 2014.
Cela étant, Business Monitor International a estimé que l'usage des médicaments génériques devrait connaître une augmentation dans les années à venir. BMI a indiqué que les déficiences dans le système de propriété intellectuelle au Liban portait entrave au développement de ce type de marché au Liban, les entreprises étrangères étant souvent réticentes de lancer leurs derniers médicaments au Liban. BMI précise que les firmes libanaises sont autorisées à commercialiser des copies de médicaments originaux.
Les dépenses en médicaments génériques devraient augmenter de 12,4 % contre une hausse de 7,8 % des dépenses en médicaments brevetés sur la période 2013- 2018.
Parmi les faiblesses du secteur pharmaceutique au Liban, BMI a enfin mis en avant la faiblesse de la protection de la propriété intellectuelle, la contrefaçon et la réglementation des prix par l'État, ce qui, selon les mêmes sources, entraverait les investissements directs étrangers (IDE).


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine