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Économie

La France en panne de croissance, « pas étonnant » pour les économistes

L'Insee a annoncé hier une croissance nulle pour la France au deuxième trimestre, comme au premier, ce qui n'a guère surpris les économistes. Alexandre Delaigue, professeur d'économie à Saint-Cyr, a ainsi indiqué ne pas être « particulièrement surpris », mais plutôt « résigné ». « La situation française, à l'image de la situation européenne, n'est pas bonne », a-t-il déploré. Pour sa part, Denis Ferrand, directeur de la société de recherches économiques Coe-Rexecode, a estimé que « l'exception française n'est pas la panne d'activité, mais le degré de confiance des acteurs économiques qui reste très bas, contrairement aux autres pays européens où il évolue plus ou moins à ses niveaux de long terme. En France, nous sommes en dessous ». Enfin, Patrick Artus, économiste chez Natixis, a souligné que « la situation de l'économie française au deuxième trimestre (...) n'a pas de raison de changer dans les prochains trimestres. Malgré l'absence d'amélioration du déficit public, les taux d'intérêt historiquement bas et la désinflation qui soutient le pouvoir d'achat et la consommation, la croissance est bloquée par un problème massif d'offre. L'industrie manufacturière continue à détruire de la capacité (...). La construction résidentielle continue à chuter avec le recul permanent de l'offre de logements. La production de services est affectée par le coût trop élevé du travail peu qualifié. (...) Il faut arrêter de mener pour la France des analyses conjoncturelles basées sur la demande, mais il faut raisonner à partir de ces contraintes d'offre. On voit bien au deuxième trimestre que le soutien de la consommation profite aux importations et pas à la production domestique, que ce soit d'industrie ou de services ».

L'Insee a annoncé hier une croissance nulle pour la France au deuxième trimestre, comme au premier, ce qui n'a guère surpris les économistes. Alexandre Delaigue, professeur d'économie à Saint-Cyr, a ainsi indiqué ne pas être « particulièrement surpris », mais plutôt « résigné ». « La situation française, à l'image de la situation européenne, n'est pas bonne », a-t-il déploré. Pour sa part, Denis Ferrand, directeur de la société de recherches économiques Coe-Rexecode, a estimé que « l'exception française n'est pas la panne d'activité, mais le degré de confiance des acteurs économiques qui reste très bas, contrairement aux autres pays européens où il évolue plus ou moins à ses niveaux de long terme. En France, nous sommes en dessous ». Enfin, Patrick Artus, économiste chez Natixis, a souligné...
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