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Liban - Liban

Berry : Quel est l’intérêt de prolonger le mandat d’un Parlement qui ne légifère pas ?

Parmi les visiteurs de l’ancien président Michel Sleiman, le ministre Nabil de Freige. Photo Dalati et Nohra

On ne peut qu'être d'accord avec le président de la Chambre. « Quel est l'intérêt de prolonger le mandat d'un Parlement qui ne légifère pas et qui n'assume pas entièrement son rôle ? » s'est interrogé hier Nabih Berry, lors de son entretien hebdomadaire du mercredi avec les députés.
Cité par ses visiteurs, il a indiqué que sa position « ne se situe pas dans le cadre d'une manœuvre politique comme certains l'interprètent ».
De Amchit, l'ancien président, Michel Sleiman, lui a fait écho, en affirmant devant ses visiteurs que les efforts des députés devraient se concentrer sur l'organisation de la présidentielle « au lieu de s'efforcer de faire la promotion d'idées en rapport avec la prolongation de mandats ».


Mais la classe politique reste divisée quant à l'opportunité d'une prorogation du mandat parlementaire que le courant du Futur défend en arguant de la crainte d'un vide institutionnel qui affecterait toutes les institutions. Dans ce cadre, le député Ammar Houri a expliqué qu'il n'est pas possible, tant que la présidence est vacante, que l'échéance législative se réalise. La prolongation du mandat du Parlement actuel, « quoique indésirable, devient nécessaire », a-t-il commenté. Elle pourrait motiver, selon lui, l'organisation de la présidentielle.
Plus explicite, son collègue Ahmad Fatfat a précisé que la prolongation du mandat parlementaire sera « tributaire de la présidentielle, à savoir qu'elle tombera à partir du moment où un nouveau chef de l'État est élu ». « Nous n'approuvons pas la formule avancée par le député Nicolas Fattouche, qui porte sur une rallonge de deux ans et sept mois, et nous comptons proposer de lier la prolongation à l'échéance présidentielle de sorte à fixer une date pour l'organisation des législatives, dès qu'un nouveau chef de l'État sera élu », a poursuivi M. Fatfat en rappelant la feuille de route proposée par le chef du courant du Futur, Saad Hariri, qui avait affirmé qu'il était hors de question d'organiser des élections parlementaires en l'absence d'un chef de l'État.


Les mêmes explications ont été données par le député Jean Oghassabian, pour montrer que le souci principal du courant du Futur est d'éviter que le vide ne s'étende à d'autres institutions. « Si jamais les élections législatives sont organisées avant que le Liban ne soit doté d'un président, le gouvernement devient démissionnaire d'office. Comment réagirons-nous si des événements similaires à ceux de Ersal se répètent ? » s'est-il interrogé, en affirmant que Nabih Berry « va dans ce sens en dépit de ses positions publiques ».
Dans le camp opposé, c'est-à-dire du bloc aouniste, que le courant du Futur accuse de bloquer la présidentielle, on affiche une opposition farouche à toute prorogation du mandat parlementaire. « Notre bloc s'est opposé à la première prorogation et s'opposera à celle-là aussi », a affirmé le député Walid Khoury à qui son collègue Ibrahim Kanaan a fait écho, en soulignant que cette mesure « porte un coup au principe de l'alternance au pouvoir et, par voie de conséquence, au système démocratique ». « Tout cela conduira le Liban à un état de décrépitude institutionnelle très grave. La solution ne réside pas dans des prorogations de mandats, dans le vide ou dans la violation de la Constitution, mais dans l'application de l'accord de Taëf et de la Constitution, pour ce qui a principalement trait à l'amélioration de la représentation à tous les niveaux, parlementaire, gouvernemental et présidentiel, qui se réalise à travers la promulgation d'une nouvelle loi électorale », a affirmé M. Kanaan, au terme d'un entretien avec le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk.

 

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Mais la classe politique reste divisée quant à l'opportunité d'une prorogation du mandat...
commentaires (2)

GOUPILEMENT VÔTRE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 53, le 14 août 2014

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Commentaires (2)

  • GOUPILEMENT VÔTRE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 53, le 14 août 2014

  • Il ne manque pas de culot les députés Aounistes: "cette mesure « porte un coup au principe de l'alternance au pouvoir et, par voie de conséquence, au système démocratique »". En plus ils parlent de l’application de Taef qu'ils ont bafoué jusqu’à la lie! Ils se moquent de nous ouvertement sans sourciller. Que son Général, qui se croit le tout puissant puisqu'il s'est déjà comparé au Christ par le passé et pense gagner sans probleme la Présidence, se présente comme dans toutes les démocraties et s'il parvient a convaincre les députés qu'il gagne et le devienne! Mais ce dernier sait très bien qu'il ne pourra jamais être Président et en fait il couvre simplement les intérêts du dictateur de Damas a qui il a fait allégeance bien avant qu'il ne devienne même premier ministre par intérim. Comme cela arrange le Hezbollah qui ne veut en aucun cas voir l’état grandir et s'imposer, alors nous avons droit a toutes sortes d'infractions aux lois et a la constitution sous la protections des armes du Hezbollah et la couverture politique de Aoun et des autres satellites.

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 12, le 14 août 2014

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