Le Conseil des ministres réuni jeudi au Grand Sérail. Photo Nasser Trabulsi.
Le Conseil des ministres réuni aujourd'hui au Grand Sérail a approuvé le dossier épineux de l'Université libanaise qui comprend deux volets : la titularisation réclamée par les professeurs contractuels et la nomination des doyens en vue de la formation du conseil de l'UL (qui regroupe le président de l'université et les doyens).
Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, présent place Riad el-Solh où le corps professoral manifestait contre le blocage du dossier, avait estimé avoir "5% de chances de résoudre le problème aujourd'hui lors du Conseil des ministres". "S'il y a une volonté de résoudre ce dossier, il sera réglé. Et si c'est le cas, je sortirai du Conseil des ministres pour vous l'annoncer", avait-il promis.
Promesse tenue, puisqu'à l'issue de la réunion, M. Bou Saab s'est rendu à la place Riad el-Solh pour annoncer la bonne nouvelle aux manifestants. Ces derniers ont célébré une "victoire pour le Liban" et ont remercié le ministre de l'Éducation et les partis politiques qui ont œuvré pour la clôture de ce dossier.
À la veille de la séance du cabinet, le président de la Ligue des professeurs à plein-temps de l'UL, Hamid Hakam, avait brandi la menace d'une escalade dans le mouvement de protestation. M. Hakam avait notamment affirmé que les professeurs proclameront que "l'université est sinistrée en raison des tiraillements politiques" portant sur la situation de l'établissement. Il avait précisé dans ce cadre que les deuxièmes sessions pourraient ne pas être organisées, l'année universitaire pourrait ne pas être ouverte, et les professeurs seraient appelés à observer une grève générale.
Salaires des fonctionnaires, une solution provisoire
Autre dossier épineux réglé aujourd'hui mais provisoirement en Conseil des ministres : les salaires des fonctionnaires dont le gouvernement a approuvé le versement sans que le dossier ne passe par le Parlement.
Le ministre des Finances Ali Hassan Khalil refusait en effet de verser les salaires du secteur public à la fin du mois, faute d'un texte de loi voté par le Parlement pour assurer le financement nécessaire. Le bloc parlementaire du Futur, qui souligne que le Parlement ne peut légiférer en cas de vacance à la présidence de la République, affirmait de son côté que des moyens légaux, autres qu'un vote à la Chambre, sont possibles pour débloquer les montants des salaires.
"Nous avons trouvé une solution provisoire puisée dans les réserves du budget, en attendant l'adoption de la loi", a indiqué le ministre des Télécommunications Boutros Harb.
Pour sa part, le ministre Ali Hassan Khalil a promis que les salaires des fonctionnaires seront versés avant la fête du Fitr.
Alain Bifani, directeur général du ministère des Finances, avait récemment indiqué à L'Orient-Le Jour que le problème ne réside pas dans un manque de liquidités, mais dans un écart entre "ce qui est disponible et ce qui est nécessaire de la part de la loi". Le problème est en fait une question "d'autorisation de paiement". M. Bifani a rappelé qu'entre 2005 et 2010, les gouvernements qui se sont succédé ne se sont pas souciés de la manière dont les recettes publiques étaient dépensées. "À partir de 2011, les dépenses ont été effectuées selon des avances au Trésor", mais il faut absolument faire passer la loi "déjà approuvée en commissions parlementaires en 2012 pour réguler ces dépenses".
Le Premier ministre Tammam Salam a en outre réaffirmé que l'élection d'un président est prioritaire et mis en garde contre les répercussions négatives d'une vacance à ce poste, a déclaré le ministre de l'Information Ramzi Jreige à l'issue de la réunion. Le cabinet a par ailleurs appelé la communauté internationale à agir pour arrêter l'offensive israélienne contre Gaza.
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Plus tôt dans la journée, le ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, présent place Riad el-Solh où le corps professoral manifestait contre le blocage du dossier, avait estimé avoir "5% de chances de résoudre le problème aujourd'hui lors du Conseil des ministres". "S'il y a une volonté de résoudre ce dossier, il sera réglé. Et si c'est le cas, je sortirai du Conseil des ministres pour vous l'annoncer", avait-il promis.
Promesse tenue, puisqu'à l'issue de la réunion, M. Bou Saab s'est...


Enfin . Bravo pour les efforts du ministre Bou Saab .
16 h 23, le 24 juillet 2014