Économie

Pas de cadre légal, pas de salaire, répète Khalil

Liban - Fonctionnaires
OLJ
23/07/2014

Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a réitéré son refus de verser les salaires des fonctionnaires à la fin du mois, faute d'approbation par le Parlement. Des déclarations faites au quotidien libanais as-Safir du jour et avant une rencontre avec Nabih Berry, président du Parlement et chef d'Amal, mouvement auquel appartient M. Khalil.
« Toute augmentation des dépenses requiert un encadrement légal », a déclaré le ministre en arrivant à Aïn el-Tiné, rappelant que le dossier du salaire des fonctionnaires est à l'ordre du jour du prochain Conseil des ministres prévu jeudi. « Si le Parlement ne les approuve pas, les salaires ne seront pas payés », a-t-il martelé. « Les salaires n'arriveront entre les mains des fonctionnaires qu'à travers la place de l'Étoile », avait-il déjà déclaré à as-Safir, en référence au siège du Parlement libanais.
La question des salaires des fonctionnaires était également au menu d'une rencontre, aujourd'hui, entre le Premier ministre Tammam Salam et M. Berry. Ni l'un ni l'autre n'ont toutefois fait de déclaration à l'issue de leur rencontre.
De l'autre côté du spectre politique, des députés du courant du Futur accusent le ministère des Finances de refuser de payer les salaires pour des raisons politiques. « M. Khalil a transformé une affaire financière en affaire politique », a ainsi déclaré, aujourd'hui, le député Ahmad Fatfat. Il a également accusé le ministre d'octroyer illégalement des fonds alloués aux salaires à la couverture de l'augmentation de la cherté de vie.
Au cœur de ce dossier figure la question de l'encadrement légal relatif aux avances au Trésor destinées à financer les salaires et traitements des fonctionnaires. Pour sa part, le député Mohammad Kabbani a indiqué à l'agence al-Markaziya que le dossier des salaires des fonctionnaires sera à l'ordre du jour du Conseil des ministres prévu demain.
L'ancien Premier ministre Fouad Siniora a déclaré à as-Safir début juillet que le cadre juridique réclamé par le ministre Ali Hassan Khalil est déjà en place et « il y a d'autres moyens légaux de légiférer si certains députés ne veulent pas se présenter aux séances parlementaires ».
Alain Bifani, directeur général du ministère des Finances, avait récemment indiqué à L'Orient-Le Jour que le problème ne réside pas dans un manque de liquidités, mais dans un écart entre « ce qui est disponible et ce qui est nécessaire de la part de la loi ». Le problème est en fait une question « d'autorisation de paiement ». M. Bifani a rappelé qu'entre 2005 et 2010, les gouvernements qui se sont succédé ne se sont pas souciés de la manière dont les recettes étatiques étaient dépensées. « À partir de 2011, les dépenses ont été effectuées selon des avances au Trésor », mais il faut absolument faire passer la loi « déjà approuvée en commissions parlementaires en 2012 pour réguler ces dépenses ».

À la une

Retour à la page "Économie"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

La lutte d’influence américano-russo-iranienne bat son plein

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué