Les affrontements violents entre les forces de l’ordre et les manifestants propalestiniens à Paris. Philippe Wojazer/Reuters
Une manifestation propalestinienne interdite par les autorités françaises a tourné hier aux heurts entre jeunes et policiers près de Paris. Jets de projectiles sur les forces de l'ordre, véhicules incendiés, quelques magasins pillés : Sarcelles, banlieue connue pour son multiculturalisme à quelques kilomètres au nord de Paris, était hier soir le théâtre de nouvelles violences liées à l'actualité à Gaza. Les premières dégradations ont suivi un rassemblement calme de centaines de militants propalestiniens que la préfecture avait interdit. Des jeunes manifestants se sont engouffrés en ville, incendiant des poubelles et allumant pétards et fumigènes. En fin d'après-midi, des jeunes s'en prenaient à une pharmacie qui a pris feu, alors qu'un hélicoptère de la police tournoyait dans le ciel. Les policiers antiémeute tiraient des cartouches de gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour tenter de les disperser tout en bloquant l'accès à une synagogue.
La veille, Barbès, un quartier populaire du nord de Paris, avait connu plusieurs heures d'affrontements entre policiers antiémeute et manifestants après un début de manifestation calme à l'appel d'un parti de la gauche radicale et d'associations propalestiniennes. Au total, dix-sept membres des forces antiémeute avaient été blessés et 44 personnes arrêtées.
Ailleurs en Europe, notamment à Londres et Bruxelles où des milliers de personnes ont appelé à l'arrêt des bombardements israéliens et à la levée du blocus sur Gaza, les rassemblements se sont déroulés dans le calme samedi. Alors qu'à Vienne, Amsterdam et Stockholm, des manifestations pacifiques contre l'offensive israélienne à Gaza ont rassemblé hier des milliers de personnes.
Parallèlement, plusieurs centaines de personnes ont participé hier après-midi à Londres à une manifestation pro-israélienne devant l'ambassade d'Israël.
(Source : AFP)


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