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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les forces irakiennes repoussent une offensive de l’EI contre Amerli, le régime syrien impuissant à Palmyre

Des attentats font une dizaine de morts à Bagdad et ses environs ; les combats font rage en Syrie.

Lors d’une visite dans le camp de déplacés d’al-Khazar, le haut-commissaire aux Réfugiés de l’Onu (HCR), Antonio Guterres, a pressé hier la communauté internationale de venir en aide au Kurdistan irakien, qui a accueilli des milliers de personnes ayant fui l’offensive d’insurgés sunnites. Stringer/Reuters

Les forces de sécurité irakiennes ont repoussé une offensive contre Amerli, la ville turcomane chiite du nord de l'Irak, tuant 15 insurgés sunnites, a affirmé un responsable local hier.
L'attaque a été menée la veille par des combattants du groupe ultraradical de l'État islamique (EI) et d'autres insurgés sunnites sur trois côtés de la ville, selon un responsable de la ville voisine de Souleimane Bek, située à 175 km au nord de Bagdad. Amerli se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de Souleimane Bek, contrôlée depuis le 10 juin par des insurgés qui ont mené une offensive fulgurante à travers l'Irak, s'emparant de pans entiers de territoire dans le nord, le centre et l'ouest du pays. Les forces irakiennes ont également chassé mercredi des combattants de l'EI de trois districts au nord de Baaqouba, chef-lieu de la province de Diyala, ont annoncé des sources médicales et de sécurité. Ces combats ont fait deux morts et 11 blessés parmi les forces irakiennes, selon ces sources.
Par ailleurs, au moins trois personnes – deux policiers et un civil – ont été tuées hier dans l'explosion d'une voiture à un barrage de police à Taji, à 25 km au nord de Bagdad, a déclaré un colonel de police. Une source médicale a confirmé ce bilan. Trois personnes ont également été tuées et 10 autres blessées hier dans l'explosion d'une bombe devant une salle de prière chiite dans un marché du centre de Bagdad, selon des sources médicales et sécuritaires.
Et dans le nord du pays, Shirko Rauf, le commandant des forces kurdes peshmerga de Kirkouk, a été blessé avec six de ses gardes du corps dans des combats les opposant à l'EI depuis mercredi. « Les combats se déroulent depuis mercredi et deux peshmerga ont été tués et 53 autres blessés », a déclaré un haut responsable des services de sécurité sous le couvert de l'anonymat, précisant que « environ 20 hommes armés » de l'EI avaient été tués.

« Générosité et solidarité »
Dans ce contexte, le haut-commissaire aux Réfugiés de l'Onu (HCR), Antonio Guterres, a pressé hier la communauté internationale de venir en aide au Kurdistan irakien, qui a accueilli des milliers de personnes ayant fui l'offensive d'insurgés sunnites. M. Guterres a déclaré à la presse lors d'une visite dans le camp de déplacés d'al-Khazar qu'il était « touché par la générosité et la solidarité du gouvernement et du peuple au Kurdistan en ces moments difficiles ». Le haut-commissaire, qui avait rencontré la veille les dirigeants irakiens à Bagdad, a pressé la communauté internationale d'apporter « une aide massive » pour les déplacés irakiens et pour « aider le gouvernement et le peuple du Kurdistan ». M. Guterres a rappelé que le Kurdistan, en grande partie épargné par les violences qui touchent le reste de l'Irak, avait déjà accueilli les réfugiés du conflit en Syrie, rendant la situation d'autant plus difficile que le gouvernement central à Bagdad a stoppé l'envoi à Erbil de sa part dans les revenus pétroliers de l'État. « Même sans ces ressources, le gouvernement et le peuple au Kurdistan ont pu recevoir tous ces déplacés et partagé avec eux tout ce qu'ils ont », a ajouté le chef du HCR.

Frappes aériennes
Pendant ce temps, de l'autre côté de la frontière, dans la Syrie voisine, les jihadistes de l'EI se sont emparés d'un champ gazier, à l'est du site archéologique de Palmyre, ont indiqué hier une ONG et le gouverneur de la province de Homs. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les combattants de l'EI ont attaqué hier matin sur plusieurs axes le champ pétrolifère de Chaar, dans le centre de la Syrie, et ont tué 90 membres chargés de la protection du site. « Le sort de 270 membres des forces de défense nationale (milice prorégime), des gardes, des employés et ingénieurs se trouvant sur ce camp est inconnu car ils sont prisonniers, blessés ou enlevés lors de cette opération, qui est la plus importante de l'EI contre les forces gouvernementales », a précisé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.
Un responsable de la presse de l'EI dans la province de Homs, Abou Bilal, a confirmé via Internet cette opération au cours de laquelle 12 jihadistes ont été tués. « Cela a commencé par un attentat-suicide et nous avons pris huit barrages avant d'occuper le champ gazier. Il y a des dizaines de morts dans l'autre camp », a-t-il dit. Le gouverneur de la province de Homs, Talal Barazi, a confirmé l'attaque. « Des hommes armés ont pris le contrôle mercredi soir d'une station de gaz et nous avons perdu le contact avec les trois techniciens qui s'y trouvaient. » « Présents auparavant dans le secteur, les hommes armés ont élargi leur contrôle avec cette nouvelle opération. L'armée tente de reprendre le contrôle. Il ya des combats dans la région et des frappes aériennes », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, les jihadistes du Front al-Nosra et les brigades rebelles islamistes se sont emparés de Rohjane, le village natal du ministre de la Défense, non loin de la route stratégique reliant Hama à Alep, qui est très disputée entre les forces du régime et les rebelles. Selon l'OSDH, les combats, qui ont commencé il y a une semaine, ont fait 180 morts dans les rangs des forces du régime et des tribus qui le soutiennent. Selon le Front, l'attaque a commencé par un attentat-suicide commis par un Koweïtien, Abou Bakr al-Kuwaiti, qui a fait exploser son transport de troupes près d'un commandement d'artillerie du régime. Al-Nosra assure avoir tué « 50 chabbiha (miliciens prorégime) et fait prisonniers dix autres ». En outre, des combats ont eu lieu entre l'EI et les insurgés islamistes de Jaich al-islam dans la localité de Yalda, dans la province de Damas, qui ont fait au moins dix morts et neuf blessés parmi Jaich al-islam.
(Source : AFP)

Les forces de sécurité irakiennes ont repoussé une offensive contre Amerli, la ville turcomane chiite du nord de l'Irak, tuant 15 insurgés sunnites, a affirmé un responsable local hier.L'attaque a été menée la veille par des combattants du groupe ultraradical de l'État islamique (EI) et d'autres insurgés sunnites sur trois côtés de la ville, selon un responsable de la ville voisine de Souleimane Bek, située à 175 km au nord de Bagdad. Amerli se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de Souleimane Bek, contrôlée depuis le 10 juin par des insurgés qui ont mené une offensive fulgurante à travers l'Irak, s'emparant de pans entiers de territoire dans le nord, le centre et l'ouest du pays. Les forces irakiennes ont également chassé mercredi des combattants de l'EI de trois districts au nord de Baaqouba, chef-lieu de...
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A voir les positions prises par les rebelles au nord est de Palmyre, la prise de Rohjane ainsi que les combats dans la région frontalière du Qalamoun, il semble qu'ils veulent a nouveau se rapprocher de Homs en cherchant a dégager Alep et couper en deux les forces du régime et leurs alliés. Si les rebelles, avec leur moyens limités, arrivent a résister autant et parviennent même a contre-attaquer avec autant de succès, c'est que les jours a venir vont être très durs pour le Hezbollah et par la pour le Liban.

Pierre Hadjigeorgiou

13 h 39, le 18 juillet 2014

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  • A voir les positions prises par les rebelles au nord est de Palmyre, la prise de Rohjane ainsi que les combats dans la région frontalière du Qalamoun, il semble qu'ils veulent a nouveau se rapprocher de Homs en cherchant a dégager Alep et couper en deux les forces du régime et leurs alliés. Si les rebelles, avec leur moyens limités, arrivent a résister autant et parviennent même a contre-attaquer avec autant de succès, c'est que les jours a venir vont être très durs pour le Hezbollah et par la pour le Liban.

    Pierre Hadjigeorgiou

    13 h 39, le 18 juillet 2014

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