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Moyen Orient et Monde - Tragédie

Qui a abattu le Boeing de la Malaysia Airlines dans le ciel ukrainien ?

Le Boeing 777 a peut-être été abattu par un missile ; séparatistes et loyalistes s'accusent mutuellement d'être à l'origine du drame.

Les autorités rebelles ont annoncé que les corps des victimes seraient transportés à Donetsk et qu’elles comptaient envoyer les boîtes noires de l’avion pour expertise à Moscou. Dominique Faget/AFP

Un avion de ligne malaisien parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur s'est écrasé hier dans l'est de l'Ukraine, dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses, alors que les autorités de sécurité aérienne aux États-Unis et en Europe avaient mis en garde les pilotes au mois d'avril sur les risques éventuels de vol dans ou à proximité de l'espace aérien ukrainien.
« Malaysia Airlines a perdu le contact avec le vol MH17 en provenance d'Amsterdam », a déclaré sur son compte Twitter la compagnie, déjà très éprouvée par la disparition de l'avion qui assurait le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin. « La dernière position connue était au-dessus de l'Ukraine. » Il s'agit d'un Boeing 777 qui transportait 295 personnes, a précisé la compagnie. « De nombreux Néerlandais » et quatre Français « au minimum » figuraient parmi les passagers. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré n'avoir « aucune précision » sur la présence ou non de Français dans l'avion.
Aucun signe de survivants n'était visible hier soir sur le site de la chute de l'avion, ont constaté des journalistes de l'AFP arrivés sur place, qui ont vu un grand nombre de corps éparpillés dans la zone d'impact. L'absence de survivants a été confirmée par plusieurs témoins. Des morceaux du fuselage déchiqueté, dont la queue de l'appareil avec le logo de la compagnie malaisienne, ainsi que des bagages parsemaient une vaste zone près de la ville de Chakhtarsk, dans la région de Donetsk. Des soldats des forces rebelles et des pompiers étaient arrivés sur place. Les rebelles prorusses sont prêts à observer un bref cessez-le-feu pour permettre l'évacuation des corps, a d'ailleurs annoncé un de leurs dirigeants.

Boîtes noires
Les autorités rebelles ont annoncé que les corps des victimes seraient transportés à Donetsk et qu'elles comptaient envoyer les boîtes noires de l'avion pour expertise à Moscou. Selon un responsable des services de contrôle aérien ukrainien, l'équipage n'avait signalé aucun problème en survolant l'Ukraine. L'appareil a disparu des écrans des radars vers 16h20 heure locale (13h20 GMT), à 10 000 mètres d'altitude, puis s'est écrasé près du village de Grabove, a indiqué l'administration régionale.
Les autorités de Kiev et les rebelles se sont immédiatement mutuellement accusés d'être à l'origine d'un tir de missile supposé avoir causé la catastrophe, sans qu'aucun élément matériel ne permette d'étayer solidement une de ces hypothèses. « C'est le troisième cas tragique ces derniers jours, après les avions An-26 et Su-25 des forces armées ukrainiennes abattus à partir du territoire de la Russie », a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko. « Nous n'excluons pas que cet avion (malaisien) ait pu être abattu et nous soulignons que les forces armées ukrainiennes n'ont pas effectué de tirs susceptibles d'atteindre des cibles dans les airs », a-t-il ajouté. « Porochenko sur l'avion abattu : Ce n'est ni un incident ni une catastrophe, c'est un acte terroriste », a de son côté écrit son porte-parole Sviatoslav Tsegolko sur Twitter. Un conseiller du ministre ukrainien de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko, a formulé des accusations bien plus précises, affirmant que l'avion de ligne avait été abattu par un missile Bouk, « gracieusement offert aux terroristes (les rebelles prorusses) par (le président russe Vladimir) Poutine ». Le missile russe sol-air Bouk a une portée de 42 km et peut atteindre l'altitude de 25 km. Un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, a affirmé hier, quelques heures avant la chute de l'avion malaisien, que de tels missiles avaient été fournis aux séparatistes.
Le « Premier ministre » de la « République populaire de Donetsk » autoproclamée, Alexandre Borodaï, a pour sa part aussitôt affirmé sur la Première chaîne de télévision russe que l'appareil avait été abattu par les forces aériennes ukrainiennes et qu'il s'agissait d'une « provocation délibérée ». La même accusation a été faite peu de temps après sur un site officiel des séparatistes. Un commandant séparatiste a indiqué sur sa page Facebook que les insurgés prorusses avaient abattu un avion de transport militaire ukrainien An-26 à peu près à l'heure et dans la zone de la chute de l'avion de ligne malaisien. Igor Strelkov (Guirkine), « ministre de la Défense » de la « République populaire de Donetsk », a diffusé sur son site une vidéo montrant une épaisse fumée noire s'élevant de l'endroit d'impact de l'appareil abattu. Cette vidéo offre une grande ressemblance avec des images présentées sur YouTube comme étant celles de la chute de l'avion de ligne malaisien. « On vient d'abattre un An-26 près de Snijné », a-t-il écrit à 13h37 GMT. Snijné est une localité proche de l'endroit où l'avion malaisien a été abattu. Ce dernier a disparu des radars à 13h20 GMT.
Les réactions de la communauté internationale n'ont pas tardé. Le Premier ministre malaisien Najib Razak a annoncé l'ouverture d'une enquête. Vladimir Poutine a abordé hier au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue américain Barack Obama cette nouvelle tragédie, a également annoncé le Kremlin. M. Obama a déploré cette « terrible tragédie » et son vice-président Joe Biden a offert à M. Porochenko l'aide de Washington. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte s'est, quant à lui, dit « choqué » par la nouvelle, tout comme son homologue britannique David Cameron et la ministre européenne des Affaires étrangères, Mme Catherine Ashton.
En outre, le gouvernement français a demandé aux compagnies aériennes d'éviter l'espace aérien ukrainien. La même décision a été prise par la compagnie allemande Lufthansa, plusieurs compagnies aériennes russes et l'américaine Delta. Enfin, le gestionnaire de l'espace aérien européen Eurocontrol a annoncé la fermeture de l'espace aérien de l'est de l'Ukraine jusqu'à nouvel ordre.

(Source : AFP)

Un avion de ligne malaisien parti d'Amsterdam pour Kuala Lumpur s'est écrasé hier dans l'est de l'Ukraine, dans une zone contrôlée par les séparatistes prorusses, alors que les autorités de sécurité aérienne aux États-Unis et en Europe avaient mis en garde les pilotes au mois d'avril sur les risques éventuels de vol dans ou à proximité de l'espace aérien ukrainien.« Malaysia Airlines a perdu le contact avec le vol MH17 en provenance d'Amsterdam », a déclaré sur son compte Twitter la compagnie, déjà très éprouvée par la disparition de l'avion qui assurait le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin. « La dernière position connue était au-dessus de l'Ukraine. » Il s'agit d'un Boeing 777 qui transportait 295 personnes, a précisé la compagnie. « De nombreux Néerlandais » et quatre Français « au...
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C'est une erreur, certes, mais le gars qui a appuyé sur le bouton n'a pas dû passer une bonne nuit.

Robert Malek

18 h 03, le 18 juillet 2014

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Commentaires (1)

  • C'est une erreur, certes, mais le gars qui a appuyé sur le bouton n'a pas dû passer une bonne nuit.

    Robert Malek

    18 h 03, le 18 juillet 2014

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