« Le gouvernement précédent a autorisé des dépenses en dehors du cadre légal », a affirmé le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil.
Interrogé hier au sujet des salaires des fonctionnaires sur la chaîne télévisée NBN, le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, s'est voulu conciliant.
« Le communiqué (des députés) du courant du Futur a malheureusement coupé court au dialogue », a-t-il reconnu au sujet de l'encadrement légal relatif aux avances au Trésor destinées à financer les salaires et traitements des fonctionnaires. Mais, se gardant « d'accuser qui que ce soit », le ministre a indiqué qu'il gardait espoir que les tractations reprennent, appelant à redoubler d'efforts pour que « le problème soit résolu ». Insistant sur le fait qu'il n'approuverait jamais des dépenses publiques supplémentaires sans cadre légal, il a ajouté : « On ne règle pas un problème en reproduisant les erreurs passées » et en retournant à la case départ. « Le gouvernement précédent a autorisé des dépenses en dehors du cadre légal », a-t-il poursuivi.
Rappelons que les opinions sont divergentes en ce qui concerne le cadre légal des dépenses publiques. Le ministre des Finances estime qu'il faut impérativement mettre en place un cadre juridique adéquat qui régule ces dernières ; pour l'ancien Premier ministre Fouad Siniora, le cadre juridique réclamé par Hassan Khalil est déjà en place. « Il y a d'autres moyens légaux de légiférer si certains députés ne veulent pas se présenter aux séances parlementaires », a-t-il récemment déclaré lors d'une entrevue accordée au quotidien as-Safir.
Pour le directeur général du ministère des Finances, Alain Bifani, le problème réside dans l'écart entre « ce qui est disponible » et « ce qui est nécessaire » en vertu de la loi.
Lors d'un entretien avec L'Orient-Le Jour, il a ainsi rappelé qu'entre 2005 et 2010, les gouvernements qui se sont succédé ne se sont pas souciés de la manière dont les recettes publiques étaient dépensées ;
à partir de l'année 2011, les dépenses ont été effectuées au moyen d'avances au Trésor.
M. Bifani a estimé qu'il fallait absolument faire passer la loi « déjà approuvée en commissions parlementaires en 2012 pour réguler ces dépenses ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine