Des Ukrainiennes s’abritant des roquettes des forces loyalistes à Donetsk. Dominique Faget/AFP
La première roquette s'est fichée dans le jardin. La troisième a soulevé le trottoir devant le portail de la maison, tordu par l'explosion. Mais la deuxième a frappé le porche d'entrée, projetant un éclat dans le dos de l'épouse de Vladimir Piskounov. Elle n'a pas survécu.
Samedi vers 16h00, une volée de roquettes s'est abattue sur ce quartier périphérique de Mariinka, bourgade tenue par les rebelles prorusses et limitrophe des faubourgs ouest de Donetsk, la grande métropole de l'Est ukrainien sous contrôle séparatiste.
Dans la rue Lioubovitch, une maison a entièrement brûlé. Une tête de lit en fer noirci émerge des décombres encore fumants. Quatre personnes sont mortes, tuées sur le coup lors du bombardement de samedi, selon des témoignages recueillis hier. Ici encore, une tête de roquette est fichée dans le sol. Son angle semble indiquer que le tir venait du Sud, là où sont positionnées les forces loyalistes ukrainiennes. Les deux camps se renvoient la responsabilité des bombardements, mais pour Vladimir Piskounov, qui montre dans son salon une série d'éclats métalliques acérés et longs de plusieurs centimètres, il n'y a pas le moindre doute. Petro « Porochenko (le président ukrainien) et l'armée me rendront des comptes pour ça », lâche-t-il, dans une colère froide. « Je suis un simple travailleur, mais maintenant, je vais enterrer ma femme et me battre. Comment vivre ensemble après ça ? » Cet employé des mines de 39 ans et son épouse, qui en avait 32, avaient fait partir leur fille de 12 ans en sécurité, chez des parents. Mais eux étaient restés garder la maison.
De son côté, Alexandre, qui préfère taire son nom de famille, passe en voiture. Lui non plus n'a pas de doute sur l'origine des tirs. « Ils (les loyalistes) ont bombardé des civils qui n'y sont pour rien. Pourquoi ? » Aucun objectif militaire évident n'était visible hier matin dans le quartier, et les habitants assurent qu'il n'y en avait pas lors de l'attaque, même si Mariinka est située en zone rebelle.
L'avancée des forces loyalistes provoque le même type de réaction à Stabitsa Louganskaïa, un village près de Lougansk. Sacha, 54 ans, Alexandre, 44 ans, et Guennadi, 40 ans, sont les croque-morts du village situé sur la ligne de front. Et des morts, ils en ont vu assez. « Quand ils se tirent dessus, c'est normal. Quand ça se rapproche, on s'abrite. Mais quand il y a des avions, alors là tout le monde part en courant », explique Sacha. Il faut dire que le 2 juillet, la rue Ostrovka, où habitent les trois amis, a été prise pour cible par un avion ukrainien. Sur près de 300 mètres, une salve de roquettes a touché une demi-douzaine de maisons. Huit habitants ont été tués sur le coup. Deux autres sont morts de leurs blessures à l'hôpital. Les survivants assurent qu'il n'y avait aucun objectif militaire dans le quartier, même si la localité est sous contrôle séparatiste et qu'eux-mêmes affichent volontiers leurs sympathies prorusses. Mais Sacha, comme ses amis, n'a aucune intention de partir. « Ça fait plus de 40 ans que je vis ici et je vais tout laisser tomber ? Ma maison, mon boulot ? Et en plus, je n'ai nulle part où aller. » Et pourtant, la vie n'est pas simple, « tout est fermé et tout le monde a peur ».
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il est triste de voir de telles événements avoir lieu, mais ils ont trahis leur pays pour les intérêts d'un autre. Si l'Ukraine ne leur plait pas qu'ils aillent en Russie car il ne faut pas qu;ils s'attendent a de la clémence. Ces gens la sont comme le PSNP, le PPS, le Hezbollah ou encore les Nassériens chez nous. Si le Liban ne leur plait pas, ils sont libre de partir vivre la ou le système les arrange, soit en Syrie, en Iran ou même en Egypte mais qu'ils laissent les Libanais, dans leur majorité pour le Liban d'abord, vivre en paix dans leur pays!!!
13 h 46, le 14 juillet 2014