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Moyen Orient et Monde

Le grand écart de Sistani : après l’appel aux armes, la plaidoirie pour le respect

Le grand ayatollah Ali Sistani, chef du clergé chiite irakien, a carrément changé de ton hier, plaidant pour le respect de toutes les confessions et sensibilités politiques, un mois après son appel aux armes contre les jihadistes de l'État islamique et leurs alliés sunnites.
Plusieurs dizaines de milliers de civils avaient répondu à cet appel lancé le 13 juin et de nombreuses exactions ont été signalées depuis. « Nous tenons à rappeler à tous les membres de nos forces armées et aux volontaires qui se sont joints à eux la nécessité du respect strict et absolu des droits de tous les peuples », peut-on lire dans une transcription du sermon de l'ayatollah. Personne ne doit « s'en prendre aux civils innocents, quelles que soient leur confession et leur sensibilité politique », ajoute Sistani. « Nous avons demandé aux politiciens s'exprimant dans les médias de s'abstenir d'avoir des discours haineux qui compliquent encore plus la situation, mais malheureusement nous voyons qu'ils continuent » explique-t-il encore. Le texte a été lu en son nom au mausolée de l'imam Ali, haut lieu de l'islam chiite, à Kerbala.

Le grand ayatollah Ali Sistani, chef du clergé chiite irakien, a carrément changé de ton hier, plaidant pour le respect de toutes les confessions et sensibilités politiques, un mois après son appel aux armes contre les jihadistes de l'État islamique et leurs alliés sunnites.Plusieurs dizaines de milliers de civils avaient répondu à cet appel lancé le 13 juin et de nombreuses exactions ont été signalées depuis. « Nous tenons à rappeler à tous les membres de nos forces armées et aux volontaires qui se sont joints à eux la nécessité du respect strict et absolu des droits de tous les peuples », peut-on lire dans une transcription du sermon de l'ayatollah. Personne ne doit « s'en prendre aux civils innocents, quelles que soient leur confession et leur sensibilité politique », ajoute Sistani. « Nous avons demandé...
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