Tandis que les politiques font mine de se soucier de détails inutiles, les pays voisins sont déjà largement en avance sur l’exploration du pétrole et du gaz.
Le bâtonnier de Beyrouth Georges Jreige a appelé hier les responsables à mettre en route de manière concrète le forage gazier et pétrolier. C'est à l'occasion d'une session de formation à l'attention des avocats, qui s'est tenue en partenariat avec l'université AUT et la société britannique Falcon Bury, que le bâtonnier de Beyrouth a indiqué qu'il était nécessaire d'éloigner ce dossier des surenchères politiques. Rappelant que les discussions autour du dossier gazier et pétrolier du Liban datent de l'époque du mandat et que le chercheur français Louis Dubertret en avait parlé en 1932, Georges Jreige a également déploré le fait qu'entre 1926 (date à laquelle les premières permissions de forage avaient été publiées) et 2014, près de 80 années s'étaient écoulées ; une perte de temps qui a permis aux pays voisins de consolider leurs positions sur les dossiers énergétiques, selon le bâtonnier. « C'est comme si une force supérieure empêchait le Liban de se pencher sérieusement sur ce dossier », a-t-il ajouté.
« Nous avons au Liban de gigantesques quantités de pétrole commercialisables, a ajouté Georges Jreige. Au Liban, les stocks de gaz sont estimés à 30 trillions de pieds cubes et n'attendent qu'une décision politique pour être exploités », a précisé M. Jreige avant de souligner que l'ordre des avocats avait déjà entamé le chantier afin de mettre en place un cadre juridique pour réguler le dossier énergétique. « Cette formation servira à rédiger les contrats nécessaires au forage, à la production et à la commercialisation future de cette richesse », a ajouté Georges Jreige.
« C'est une richesse qui doit être envisagée selon une stratégie claire et non pas à travers le prisme de polémiques politiques, a-t-il en outre déploré en rappelant que Chypre avait déjà mis en place une centrale pour le gaz naturel liquéfié (GNL) qui lui a coûté 1,5 milliard de dollars, tandis que le Liban en est toujours à débattre de détails absurdes. »
Le bâtonnier de Beyrouth a appelé les politiques à ne plus engager des débats d'ordre communautaire et confessionnel sur la répartition des blocs à explorer mais de réfléchir aux meilleurs moyens de l'investir.


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