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Économie - Liban - Social

Grille des salaires : la rentrée scolaire menacée

Alors que le sit-in de 24 heures du Comité de coordination syndicale (CCS) se poursuit devant le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, une nouvelle menace est tombée hier : la rentrée scolaire n'aura pas lieu avant l'approbation de la grille des salaires.

Sit-in au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, hier. Photo Sami Ayyad

En parallèle à la grève générale dans les administrations publiques tous les mercredis, le Comité de coordination syndicale (CCS) poursuit aujourd'hui jusqu'à 11 heures le sit-in de 24 heures qu'il a organisé devant les locaux du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Cette nouvelle action vise à accentuer la pression sur les députés qui reportent depuis des mois l'approbation de la grille des salaires.

Des représentants de parents d'élèves et des élèves ayant passé leurs examens officiels cette année étaient présents aux côtés des enseignants. Mohammad Safi et Saïd al-Laham, représentants des comités de parents de la Békaa et de Beyrouth respectivement, ont assuré le CCS de leur soutien, faisant porter aux députés la responsabilité de l'avenir de leurs enfants. « Nous n'accepterons pas de certificats à la place des diplômes et nous nous tenons aux côtés des enseignants qui méritent une nouvelle grille des salaires », ont-ils indiqué. Même son de cloche du côté d'un étudiant présent au sit-in. « Nous avons le droit d'obtenir un véritable diplôme et refusons un quelconque certificat que les responsables politiques veulent nous donner », a-t-il souligné, appelant ses camarades à soutenir publiquement les demandes du CCS.

 

(Lire aussi: Grève des employés de KVA pour réclamer leur salaire)


« Ce sit-in est une réponse aux responsables politiques qui veulent semer la zizanie entre le CCS et les parents d'élèves », a affirmé le président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud. « À partir de maintenant, vous ne pourrez plus prétendre que nous prenons les élèves en otages et devez assumer la responsabilité du blocage au niveau de la correction des examens », a-t-il poursuivi.

Pas de grille, pas de rentrée scolaire
Pour mettre un terme à ce cycle de grèves, M. Mahfoud a appelé le président du Parlement Nabih Berry à tenir une séance plénière urgente pour le vote du projet de loi.
« Si rien n'est fait rapidement, non seulement les examens officiels ne seront pas corrigés, mais la rentrée scolaire en septembre n'aura pas lieu », a-t-il menacé.

 

(Lire aussi: Électricité : projets en panne, gabegie et corruption)


De son côté, à l'issue de sa rencontre avec des représentants des fonctionnaires du secteur public, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, a affirmé hier qu'aucun progrès n'a été enregistré au niveau du dossier de la grille des salaires. « Pas de correction ni de certificats sans les enseignants », a insisté M. Bou Saab, appelant les politiques à examiner le dossier de façon humaine. « Aujourd'hui, nous bloquons l'avenir de toute une génération de jeunes qui veulent poursuivre leurs études », a souligné le ministre, espérant « pouvoir dissocier le dossier de l'enseignement des discordes politiques ».

 

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En parallèle à la grève générale dans les administrations publiques tous les mercredis, le Comité de coordination syndicale (CCS) poursuit aujourd'hui jusqu'à 11 heures le sit-in de 24 heures qu'il a organisé devant les locaux du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Cette nouvelle action vise à accentuer la pression sur les députés qui reportent depuis des mois l'approbation de la grille des salaires.Des représentants de parents d'élèves et des élèves ayant passé leurs examens officiels cette année étaient présents aux côtés des enseignants. Mohammad Safi et Saïd al-Laham, représentants des comités de parents de la Békaa et de Beyrouth respectivement, ont assuré le CCS de leur soutien, faisant porter aux députés la responsabilité de l'avenir de leurs enfants. « Nous n'accepterons pas...
commentaires (2)

La grille des salaires un chantage inacceptable pour un pays au bord de la faillite .

Sabbagha Antoine

14 h 44, le 10 juillet 2014

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Commentaires (2)

  • La grille des salaires un chantage inacceptable pour un pays au bord de la faillite .

    Sabbagha Antoine

    14 h 44, le 10 juillet 2014

  • ET LE MARATHON SUR LA VOIE DE LA GRÈCE CONTINUE ! ET L'ABRUTISSEMENT S'APPROFONDIT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 12, le 10 juillet 2014

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