Avant les derniers développements survenus en Irak, représentés essentiellement par le coup de force opéré dans les régions sunnites du pays sous la bannière des jihadistes de Daech (EIIL, État islamique en Irak et au Levant), une tentative internationale sérieuse était en cours pour faciliter l'élection d'un président de la République au Liban.
Comme le dit un diplomate bien informé, cette tentative était menée sous la supervision de la France, en coordination avec les États-Unis et avec la coopération du Vatican.
Des contacts étaient entrepris dans ce cadre en direction de l'Arabie saoudite et de l'Iran en vue de dissocier le Liban des conflits de la région et de faire en sorte que la crise libanaise puisse être réglée indépendamment du contexte régional.
Cette tentative allait pratiquement aboutir lorsque les événements d'Irak se sont produits, bouleversant dans un premier temps les donnes et l'ordre des priorités régionales, notamment chez les Occidentaux.
L'intérêt de l'administration américaine a alors été monopolisé par l'affaire irakienne, jusqu'à ce que Washington en arrive à la conclusion de l'impossibilité d'une solution militaire au problème de l'Irak, appelé au contraire, plus que jamais, à aller vers une sorte de « libanisation », c'est-à-dire une solution politique à la Taëf pour toutes ses composantes.
En attendant, il est clair aux yeux des observateurs et des analystes que c'est l'Iran qui est sorti perdant des développements irakiens, en tout cas pour ce qui est de l'influence de Téhéran sur le fameux « croissant chiite » traversant l'Irak et la Syrie pour atteindre le Liban-Sud.
Les observateurs relèvent d'ailleurs à ce sujet que les deux premiers États sont actuellement dans un état de démembrement avancé, et qu'au Liban, le Hezbollah est tombé quelque peu de son piédestal après sa participation aux combats en Syrie et le début des attaques-suicide dans la banlieue sud de Beyrouth et d'autres régions chiites.
Or ces développements empêchent à leurs yeux la République islamique et ses agents de jouer le rôle de policiers de la région, d'autant plus que le basculement survenu en Irak a eu des répercussions sur les négociations en cours à Vienne sur le nucléaire iranien avec le Groupe des 5+1, que le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, l'homme de Téhéran, est désormais sur la touche et que les Kurdes irakiens ont brandi la menace du référendum pour l'indépendance.
Toujours est-il que, pour revenir à la situation libanaise, les conclusions auxquelles est parvenue la diplomatie internationale sur l'Irak, et notamment l'impossibilité d'une solution militaire dans ce pays, ont permis de remettre en selle, une fois de plus, les tractations au sujet de la présidentielle au Liban.
Ces efforts reprennent sur fond de menaces sécuritaires plus ou moins grandes au Liban. Certes, d'aucuns s'efforcent de minimiser l'impact de ces menaces. Une source ministérielle estime qu'il ne faut pas exagérer l'importance des attaques survenues jusqu'ici et des menaces de nouveaux attentats, et affirme qu'une grave détérioration est à exclure dans la mesure où les états-majors politiques influents et concernés sont conscients du problème et s'efforcent de maintenir le calme et de préserver la stabilité.
Mais d'un autre côté, on n'écarte pas l'éventualité d'une cinquième colonne qui exploiterait la « victoire » sunnite et le climat général pour s'infiltrer dans le jeu libanais. C'est la raison pour laquelle nombre de diplomates s'activent auprès des leaderships, essentiellement chrétiens, pour les amener à hâter la conclusion d'un accord entre eux sur la question présidentielle. Dans l'esprit de ces diplomates, la présence d'un chef de l'État permettrait notamment de redémarrer le dialogue national et de réguler la vie politique.
Cependant, il ne semble pas qu'il soit possible d'espérer de sitôt une brèche dans le mur intérieur. C'est donc une fois de plus la diplomatie française qui est mise en branle en vue de faciliter un accord sur la présidentielle. Dans une première phase, des conseillers français ont été mobilisés pour mener des contacts à cette fin dans plusieurs directions, principalement auprès des États-Unis, du Vatican, de la Russie, de l'Arabie saoudite et de l'Iran. Leur mission : amener ces puissances à intervenir pour aider à mettre fin à la vacance du pouvoir présidentiel au Liban.
En fonction des résultats de ces contacts, on passera à une deuxième phase au cours de laquelle les efforts seront concentrés en direction des protagonistes libanais. Certaines sources pensent que des éléments nouveaux pourraient apparaître dès la semaine prochaine dans ce cadre.
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ET UN CYCLONE SUR JUPITER PETURBE ET COMPLIQUE L'IMPASSE PRÉSIDENTIELLE AU LIBAN. MAIS HOLLANDOUILLE VA Y REMÉDIER. ___ UN PEU DE BON SENS EST DE RIGUEUR !
13 h 19, le 07 juillet 2014