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Le groupe allemand de tourisme TUI et sa filiale britannique TUI Travel ont annoncé hier s'être mis d'accord pour fusionner et ainsi donner naissance au numéro un mondial du secteur, ce qu'ils avaient échoué à faire il y a un an et demi, a rappelé l'AFP.
« Les administrateurs indépendants de TUI Travel et le comité de direction de TUI AG sont ravis d'annoncer qu'ils sont parvenus à un accord de principe sur les termes-clés d'une possible fusion », ont indiqué les deux groupes dans un communiqué. Une fusion qui, si elle se concrétisait, apporterait des « bénéfices stratégiques et financiers » pour les actionnaires des deux groupes en donnant naissance au « numéro un mondial » du tourisme, ont-ils souligné.
Selon les termes envisagés, les actionnaires de TUI Travel recevraient 0,399 action TUI AG pour chacun de leurs titres, une proposition à laquelle le premier actionnaire de TUI AG, Alexey Mordashov, a donné son feu vert. Mais pour l'heure, l'accord est encore préliminaire et aucune annonce d'offre ferme ne devrait intervenir avant mi-septembre, pour un bouclage effectif de la fusion espéré aux alentours du printemps 2015.
Domicilié en Allemagne, le nouveau groupe serait coté à la Bourse de Londres, où il espère intégrer l'indice star FTSE-100, en parallèle d'une cotation en Allemagne. À la Bourse de Londres, les investisseurs célébraient cette union à venir, le titre TUI Travel bondissant de 3,69 % à 404,4 pence, vers 14h40 GMT. À la Bourse de Francfort, il en était de même pour le titre de TUI AG, qui avançait de 5,28 % à 12,57 euros. Sur le plan financier, une fusion permettrait d'accélérer la croissance du groupe et de réduire ses coûts d'au moins 45 millions d'euros par an.
Simplification des structures
TUI Travel, qui chapeaute notamment Nouvelles Frontières en France, est né en 2007 de la fusion des activités de tourisme de TUI et du britannique First Choice. TUI AG détient environ 56 % de son capital.
Cela fait des mois que l'allemand TUI explique que la structure duale actuelle du groupe n'est pas idéale et inutilement coûteuse. Mais une première tentative d'approche, lancée par le patron historique, Michael Frenzel, avait échoué en janvier 2013, le groupe allemand jugeant à l'époque que les conditions à une transaction par échange d'actions n'étaient pas favorables pour lancer une offre ferme.
Arrivé à la tête de TUI AG peu après, le nouveau patron, Friedrich Joussen, ex-chef de Vodafone Allemagne, s'est inscrit dans la lignée de son prédécesseur, avec le projet de « faire avancer le processus de convergence » du groupe, ce qu'il a commencé par faire en Allemagne en simplifiant l'organisation et limitant le nombre de marques.
En unifiant TUI et TUI Travel, « notre force viendra de la combinaison d'une activité mondiale de tour opérateur, de six compagnies aériennes ainsi que d'un portefeuille unique dans le tourisme avec des hôtels, des clubs et des bateaux de croisière. Tout cela combiné sous la seule marque mondialement connue de TUI », a commenté, dans un communiqué, M. Joussen.
Celui-ci devrait partager les rênes du nouveau groupe avec l'actuel patron de TUI Travel, Peter Long, et ce jusqu'à février 2016, date à laquelle ce second passerait à la présidence du conseil de surveillance, en remplacement de Klaus Mangold, actuel président de l'organe de contrôle de TUI AG. Friedrich Joussen restera alors seul aux manettes du groupe.
Toujours dans l'idée de simplifier le fonctionnement, les activités éloignées du cœur de métier seront gérées indépendamment, à l'image du service de réservation d'hébergements en ligne de TUI Travel, a noté l'AFP.
Décidé à se focaliser sur le tourisme, TUI compte également toujours se séparer de sa part de 22 % dans l'armateur allemand Hapag-Lloyd, qui s'est récemment rapproché du chilien CSAV.


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