Les Libyens étaient appelés à élire les 200 membres de la future Chambre, qui doit remplacer le Congrès général national, la plus haute autorité politique et législative, dont la légitimité est contestée. Saddam Alrashdy/Reuters
Le vote pour les élections législatives libyennes s'est achevé hier à 18h00 GMT, selon la Commission électorale qui a fait état d'un faible taux de participation de 27 % en fin d'après-midi.
« Les bureaux ont fermé à l'heure prévue et le dépouillement doit commencer tout de suite après », a déclaré un membre de la Haute commission électorale (HNEC). Les résultats devraient être annoncés progressivement à partir de demain ou samedi, selon la Commission électorale.
Sur 1,5 million d'inscrits, seulement 400 000 avaient voté à 17h30, soit un taux de participation de moins de 27 % contre 13 % à midi, selon la HNEC. La Commission a en outre assuré que les élections avaient pu avoir lieu dans 98 % des 1 628 bureaux de vote à travers le pays.
Les Libyens étaient appelés à élire les 200 membres de la future Chambre, qui doit remplacer le Congrès général national (CGN, Parlement), la plus haute autorité politique et législative, dont la légitimité est contestée. Le CGN a été élu en juillet 2012 lors du premier scrutin libre de l'histoire du pays, après plus de quarante ans de dictature sous le régime de Mouammar Kadhafi. Il a toutefois été accusé d'avoir contribué à l'instabilité dans le pays à cause des luttes d'influence entre blocs parlementaires libéraux et islamistes, appuyés par des milices armées.
Le scrutin a été marqué par des violences à Benghazi, où trois soldats ont été tués dans des combats contre un groupe islamistes. Ces heurts n'ont cependant pas suspendu le vote, selon le chef de la HNEC à Benghazi, Jamel Bougrine. Selon le porte-parole des services de sécurité à Benghazi, Ibrahim al-Charaa, la brigade « Rafallah al-Sahati a attaqué un convoi de l'armée qui était en route pour sécuriser des bureaux de vote dans la région d'al-Houari », dans le sud de Benghazi. Le groupe islamiste a ouvert le feu sur le convoi qui passait à proximité de son quartier général, déclenchant les affrontements, a expliqué M. al-Charaa. La brigade de Rafallah al-Sahati s'est contentée d'annoncer sur sa page Facebook le retrait du convoi qui avait « provoqué » ses membres, « sans pertes humaines ».
(Source : AFP)


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