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À La Une - Crise

Intenses échanges diplomatiques pour sauver la trêve en Ukraine

Les combats se poursuivent sur le terrain.

Un Ukrainien inspecte les décombres de sa maison détruite à Slaviansk, ville contrôlée par les séparatistes prorusses, et assiégée par les forces ukrainiennes. AFP/John Macdougall

D'intenses échanges diplomatiques étaient menés mercredi pour tenter de sauver la fragile trêve décrétée dans l'Est de l'Ukraine, menacée sur le terrain par la poursuite des combats et l'attaque d'un hélicoptère de l'armée.

Annoncée la veille par Vladimir Poutine dans un geste fort soulignant son engagement vers l'apaisement, la levée de l'autorisation d'intervenir militairement en Ukraine a été entérinée mercredi sans surprise par la chambre haute du Parlement russe. Un responsable de la chambre a cependant souligné que la Russie pouvait revenir si nécessaire sur cette décision.

Après la mort de neuf soldats suite à la destruction de l'hélicoptère, le président ukrainien Petro Porochenko et l'homme fort du Kremlin doivent évoquer la situation lors d'une conférence téléphonique à laquelle doivent aussi participer le président français François Hollande et la chancelière Angela Merkel.

L'armée ukrainienne a dénoncé mercredi des violations "massives" du cessez-le-feu provisoire, décrété la semaine dernière par le président pro-occidental Porochenko, dénombrant plus de 40 attaques de séparatistes prorusses depuis lundi dans l'Est.

Kiev a décrété à ses troupes un cessez-le-feu jusqu'à vendredi et un chef rebelle a donné son accord lundi pour que les insurgés, qui ont revendiqué l'indépendance de deux régions, cessent le feu également pour déboucher sur des négociations de paix.

Mais selon un porte-parole des opérations militaires ukrainiennes, Vladislav Selezniov, des attaques ont encore visé des postes de contrôle et des positions de l'armée, au mortier et à l'aide de lance-grenades, notamment dans la région rebelle de Donetsk. "Les enregistrements (d'équipements d'observation ukrainiens) prouvent que les rebelles continuent de violer massivement les conditions du plan de paix" annoncé la semaine dernière, a dénoncé Vladislav Selezniov.

L'enjeu pour Kiev est de parvenir à mettre fin à l'insurrection séparatiste qui menace l'unité de cette ancienne république soviétique aujourd'hui résolument tournée vers l'Europe. Les combats ont fait depuis avril plus de 400 morts.

 

Tirs d'artillerie
A Slaviansk, les tirs d'artillerie ont commencé à 6H locales (03H GMT), a constaté un journaliste de l'AFP. Les détonations, presque incessantes, semblaient provenir tant du côté ukrainien que du côté rebelle. Après une courte accalmie, on entendait distinctement depuis le centre-ville des tirs nourris de mitrailleuse lourde et de canon anti-aérien.

Mardi, le vice-président américain Joe Biden s'est entretenu avec M. Porochenko, soulignant la nécessité "d'avoir des observateurs sur place qui constatent les violations du cessez-le-feu" et de "mettre un terme à la fourniture d'armes et de militants venus de l'autre côté de la frontière" avec la Russie, selon la Maison Blanche.

Selon la porte-parole du Département d’État, Jen Psaki, les "efforts visant à une désescalade des tensions en Ukraine" vont également s'inviter à une réunion de l'Otan à Bruxelles, où est arrivé mardi soir M. Kerry, avant de se rendre à Paris. Petro Porochenko a affirmé mardi soir qu'il n'excluait pas de mettre fin au cessez-le-feu "parce qu'il est constamment violé par des rebelles qui sont contrôlés par l'étranger", pointant clairement du doigt la Russie.

 

Les 'signaux positifs' de Moscou
Dans ce contexte, le chef adjoint de la diplomatie russe Grigori Karassine, a dit espérer que les "signaux positifs" envoyés par Vladimir Poutine mardi seraient entendus sur le terrain et déboucheront sur un dialogue en Ukraine.

Dans un geste d'une forte portée diplomatique, et salué par les Occidentaux, le président russe a demandé mardi au Parlement de lever l'autorisation d'intervenir militairement en Ukraine. Cette menace, motivée officiellement par la nécessité de défendre les citoyens russes en Ukraine, avait contribué en mars à l'escalade de la tension, alors que la Russie avait massé des dizaines de milliers d'hommes près de sa frontière avec ce pays, et s'était rattaché la Crimée.

Vladimir Poutine, qui a multiplié les messages contradictoires au cours de la semaine en lançant notamment de nouvelles manœuvres militaires dans le centre de la Russie, a par ailleurs appelé à prolonger le cessez-le-feu provisoire au delà de vendredi.

Mais le président américain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron sont convenus lors d'un entretien téléphonique que "dans le cas où Moscou ne prendrait pas de mesures immédiates destinées à apaiser la situation dans l'Est de l'Ukraine, les Etats-Unis et l'Union européenne" imposeraient de nouvelles sanctions à la Russie.

L'expiration vendredi du cessez-le-feu correspond au jour où l'Ukraine doit signer le dernier volet d'un accord historique d'association avec l'Union européenne, une orientation qui l'éloigne du giron russe et est au cœur de cette crise.

 


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D'intenses échanges diplomatiques étaient menés mercredi pour tenter de sauver la fragile trêve décrétée dans l'Est de l'Ukraine, menacée sur le terrain par la poursuite des combats et l'attaque d'un hélicoptère de l'armée.
Annoncée la veille par Vladimir Poutine dans un geste fort soulignant son engagement vers l'apaisement, la levée de l'autorisation d'intervenir militairement en Ukraine a été entérinée mercredi sans surprise par la chambre haute du Parlement russe. Un responsable de la chambre a cependant souligné que la Russie pouvait revenir si nécessaire sur cette décision.
Après la mort de neuf soldats suite à la destruction de l'hélicoptère, le président ukrainien Petro Porochenko et l'homme fort du Kremlin doivent évoquer la situation lors d'une conférence téléphonique à laquelle doivent aussi...
commentaires (1)

Espérons que l'accord de l’Ukraine qualifié d'historique pour son association avec l'Union européenne n’envenimera plus ses relations avec Moscou .

Sabbagha Antoine

14 h 28, le 25 juin 2014

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Commentaires (1)

  • Espérons que l'accord de l’Ukraine qualifié d'historique pour son association avec l'Union européenne n’envenimera plus ses relations avec Moscou .

    Sabbagha Antoine

    14 h 28, le 25 juin 2014

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