Au moins dix-sept Peuls musulmans ont été tués lundi dans le centre de la Centrafrique par des miliciens chrétiens antibalaka. « Certains corps ont été mutilés et brûlés par les assaillants », a indiqué hier un officier de la force de l'Union africaine en Centrafrique. Le massacre a entraîné des « actes de représailles » de combattants de l'ex-rébellion Séléka, majoritairement musulmane, a précisé l'officier, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Des soldats français de l'opération Sangaris ont ensuite pris position pour faire baisser la tension dans Bambari, ville où l'ex-rébellion Séléka a installé son nouvel état-major depuis son départ en janvier 2014 de la capitale, Bangui, sous la contrainte des militaires français et africains. Interrogés sur ces nouvelles violences, des responsables antibalaka à Bangui ont nié que leurs miliciens en aient été à l'origine, affirmant ne pas reconnaître « ces jeunes incontrôlés agissant de leur propre chef pour des raisons inavouées et qui multiplient de tels actes dans la région ».
« Conflit de l'impunité »
« Ce n'est pas au moment où les responsables antibalaka et ex-Séléka sont entrés en contact, dans la perspective d'une dynamique de paix et de réconciliation, que les antibalaka vont se livrer à de pareils actes », a affirmé un porte-parole des antibalaka, Brice-Emotion Namsio. À chaque tuerie qui leur est attribuée, les antibalaka se dédouanent, affirmant qu'elle est le fait de « faux » antibalaka. Il y a deux semaines, au moins 22 personnes avaient été tuées par des individus armés assimilés aux ex-Séléka et aux Peuls armés dans le village de Liwa, situé dans la zone de l'attaque de lundi.
Et la semaine dernière, au moins 10 cadavres portant des marques de sévices, pieds et mains ligotés, « affreusement mutilés » selon un témoin, avaient été repêchés dans la rivière Ouaka, toujours dans la région de Bambari. De son côté, Bangui se vide de ses derniers musulmans, harcelés quotidiennement par les antibalaka.
En outre, dans un rapport publié hier, la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), comme bien d'autres ONG, souligne que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis en Centrafrique et continuent de l'être au cours d'un « conflit de l'impunité », les auteurs échappant à toute poursuite du fait de la faillite de l'État. « C'est un conflit politico-ethnique pour le contrôle du pouvoir qui a progressivement pris une dimension religieuse », dénonce la FIDH.
(Source : AFP)


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MUSULMANS OU CHRÉTIENS, CEUX QUI TUENT AU NOM DE LA RELIGION.. D'ALLAH OU DE DIEU... COMME CHACUN L'APPELLE... SONT DES SAUVAGES DU GENRE HYÈNE ( ON INSULTE LES HYÈNES EN LES LEUR COMPARANT ) CAR L'HYÈNE NE TUE PAS DES MEMBRES DE SON ESPÈCE !
10 h 30, le 25 juin 2014