Économie

Les banques jouent un rôle crucial dans le soutien de l’activité immobilière

B. K. | OLJ
25/06/2014

Si l'activité de construction et d'achats d'appartements se maintient, malgré un contexte défavorable, c'est en partie grâce au rôle joué par la Banque centrale et les banques commerciales, estiment les participants au Salon « Dream », qui a ouvert hier ses portes.
« La Banque du Liban est la soupape de sécurité du secteur immobilier. D'une part, elle a protégé le Liban contre toute éventuelle bulle foncière, en limitant les possibilités de spéculation. D'autre part, elle a relancé le secteur, après avoir décelé un ralentissement en 2012, en publiant une circulaire qui permet aux banques d'octroyer des prêts logement à de faibles intérêts », souligne Georges Chehwane, PDG de Plus Properties.
« Les banques maintiennent toujours leur engagement en faveur du secteur immobilier, que ce soit en faveur des acheteurs ou en faveur des constructeurs », ajoute de son côté Massaad Farès, PDG de Prime Consult, qui détient, entre autres, le projet « Sama Beirut ».
Cet engagement s'est notamment traduit par une enveloppe financière de 1,46 milliard de dollars début 2013 accordée par la BDL pour relancer l'économie. Essentiellement dédiée au financement de l'habitat, cette enveloppe a été mise à la disposition des banques à un taux de 1 % avec la possibilité d'allouer des prêts à un taux maximal de 6 %. Selon des sources bancaires, les prêts logement ont atteint près de 50 % des montants débloqués.
Récemment, le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, a en outre affirmé vouloir augmenter l'enveloppe de 800 millions de dollars annoncée en novembre 2013 pour relancer l'économie et dynamiser plus particulièrement les secteurs de l'immobilier et de la technologie, tous les fonds ayant déjà été épuisés.
« En injectant de nouvelles liquidités sur le marché, la Banque centrale est en train de contribuer non seulement à la croissance du secteur immobilier, mais aussi à celle d'environ 50 secteurs liés directement ou indirectement à celui de la construction, sans parler de l'effet multiplicateur de ces montants », souligne de son côté Samer Bissat, PDG de Waterfront City.
Depuis la moitié des années 1990, la BDL a subventionné près de 98 000 crédits logement pour un montant global de huit milliards de dollars. Ces prêts ont été essentiellement canalisés à travers les banques commerciales, l'Établissement public de l'habitat (EPH) et la Banque de l'habitat.
« Les banques ont besoin de prêter, c'est leur raison d'être, mais l'avantage au Liban est qu'elles sont plus sélectives. (...) Cela oblige les promoteurs à être plus sérieux et plus vigilants », souligne Philippe Tabet, directeur général de Har Properties.

Soutien aux bâtiments verts
Dans un autre registre, la Banque centrale contribue également au développement des projets « eco-friendly » ou bâtiments verts, respectueux des normes environnementales, accompagnant ainsi une tendance locale croissante qui s'aligne sur celle qui prévaut à l'international.
« Nous nous sommes lancés dans ce genre de projets sachant que la Banque du Liban a publié une circulaire stipulant une réduction des intérêts sur les crédits immobiliers octroyés aux projets écologiques », souligne Georges Chehwane.
Preuve de son engagement en faveur de l'environnement, la BDL a alloué plus de 100 millions de dollars de son enveloppe de 1,46 milliard de prêts subventionnés au développement du secteur de l'énergie, dont les énergies renouvelables dans le secteur de la construction.
Les projets « green » restent toutefois rares, même si leur nombre est en constante évolution. « Tous les projets que nous avons entrepris sont respectueux des normes environnementales. Nous essayons de faire un maximum d'efforts quant aux matériaux utilisés, leur provenance, les espaces verts, les systèmes solaires, etc. », souligne Philippe Tabet. Selon lui, l'avantage principal du soutien de la BDL pour ce type de projets réside dans la compensation du coût supplémentaire lié à l'investissement dans des matériaux « verts », même si celui-ci est « minime » quand le projet est bien étudié.
La tendance « green » devrait se confirmer avec les années, estime de son côté Massaad Farès, PDG de Prime Consult. « Grâce aux efforts combinés de plusieurs ministères, de la BDL, d'organismes gouvernementaux et non gouvernementaux et à la prise de conscience des sociétés civiles et professionnelles, tous les nouveaux projets comportent aujourd'hui au moins un élément environnemental, à l'instar du simple chauffe-eau solaire. D'autres ont franchi un plus grand pas, en se conformant totalement aux normes des certifications internationales comme le Leed (Leadership in Energy and Environmental Design) », conclut-il.

B.K.

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