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Économie - Liban - Conjoncture

Ghobril : Une taxation supplémentaire sur les banques serait nocive à l’ensemble de l’économie

Nassib Ghobril, économiste en chef à la Byblos Bank.

« La dégradation sécuritaire pourrait affecter l'activité touristique estivale, mais n'aura pas de répercussions directes sur les marchés financiers, la Bourse étant de toute façon victime d'une certaine stagnation depuis un certain temps. » C'est en ces termes que l'économiste en chef de la Byblos Bank Nassib Ghobril a décrit la situation juste après l'attentat à Dahr el-Baïdar hier matin, dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya. Selon lui, la Bourse de Beyrouth dépend de plusieurs éléments qui dépassent la situation sécuritaire, comme les nouvelles réformes juridiques, l'arrivée d'investisseurs ou la stabilité fiscale.
Concernant ce dernier point, M. Ghobril a estimé que « les nouvelles taxes que les députés veulent mettre en place pour financer la grille des salaires n'encouragent nullement à attirer les investissements ». Il s'est dit étonné de constater que « le coût véritable de la grille n'est toujours pas connu » et que « les réformes auraient dû être entamées avant même de soulever le projet de la grille et de l'approuver ».
M. Ghobril a par ailleurs considéré que l'imposition de nouvelles taxes sur les banques et l'immobilier « ne pénalisent pas seulement ces deux secteurs, mais l'ensemble de l'image du Liban, car tous les secteurs dépendent fortement de celui des banques ». « Les taxes qu'on veut imposer au secteur bancaire ne sont pas étudiées et l'opinion publique ne réalise toujours pas à quel point elles seront nocives pour l'économie », a-t-il souligné.

« La dégradation sécuritaire pourrait affecter l'activité touristique estivale, mais n'aura pas de répercussions directes sur les marchés financiers, la Bourse étant de toute façon victime d'une certaine stagnation depuis un certain temps. » C'est en ces termes que l'économiste en chef de la Byblos Bank Nassib Ghobril a décrit la situation juste après l'attentat à Dahr el-Baïdar hier matin, dans un entretien accordé à l'agence al-Markaziya. Selon lui, la Bourse de Beyrouth dépend de plusieurs éléments qui dépassent la situation sécuritaire, comme les nouvelles réformes juridiques, l'arrivée d'investisseurs ou la stabilité fiscale.Concernant ce dernier point, M. Ghobril a estimé que « les nouvelles taxes que les députés veulent mettre en place pour financer la grille des salaires n'encouragent nullement à...
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