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Économie - Événement

La conjoncture locale et régionale au cœur du Forum économique arabe à Beyrouth

Le Premier ministre, Tammam Salam, en faveur du partenariat public-privé. Photo Dalati et Nohra

« L'économie libanaise fait face à de nombreux défis, dont l'un des plus importants est de parvenir à réduire l'endettement du secteur privé, qui constitue aujourd'hui 100 % du produit intérieur brut (PIB) national », a martelé hier le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé.
Tandis que l'ampleur de la dette publique n'est plus à présenter (143 % du PIB en 2013, peut-être 147 % en 2014 selon les prévisions de l'agence de notation Standard & Poor's ...), les propos du gouverneur ont clairement traduit l'inquiétude croissante de ce dernier face à des seuils d'endettement du privé avoisinant les 45 milliards de dollars (voir encadré).
L'intervention de M. Salamé a pris place à l'occasion de l'inauguration du Forum économique arabe, qui fête cette année sa 22e édition et qui prend fin aujourd'hui. Cet événement, qui s'est tenu à l'hôtel Phoenicia (Beyrouth), était organisé par le groupe al-Iktissad wal aamal ; il s'est déroulé en présence de 600 participants libanais et étrangers, dont de nombreux officiels, personnalités du secteur privé et investisseurs en provenance de 14 pays – en plus d'une importante délégation saoudienne.
Étaient notamment présents le gouverneur Riad Salamé, le Premier ministre, Tammam Salam, le président de l'Association des banques du Liban (ABL), François Bassil, le président des organismes économiques, Adnane Kassar, le président de la Chambre de commerce de Djeddah, Saleh Kamel, et le président de l'Autorité de développement des investissements (IDAL), Nabil Itani.
En dépit des seuils alarmants de l'endettement, M. Salamé a toutefois souligné lors de son intervention que les indicateurs « illustrent que la confiance envers l'économie libanaise est bel et bien présente ». Même optimisme de la part du PDG de Bank of Beirut, Salim Sfeir, qui s'est félicité lors de son intervention « de la bonne santé du secteur bancaire libanais », en dépit des défis auxquels il est confronté.

Les répercussions négatives sur l'économie
Néanmoins, le contexte politico-sécuritaire local et régional était, cette année encore, au centre des préoccupations des participants. Du vide présidentiel, déploré par le Premier ministre, à la crise syrienne, évoquée par M. Bassil, en passant par l'instabilité et les attentats, dénoncés par M. Kassar, et le « boycott » des pays du Golfe, la liste était longue et vectrice de craintes en raison des répercussions de la conjoncture sur l'économie libanaise
« Le déficit budgétaire du Liban s'élevait à quatre milliards de dollars ; il dépasse aujourd'hui les cinq milliards », a ainsi rappelé le président de l'ABL.
« J'espère que le Liban réussira à surmonter les difficultés politiques et sociales (rencontrées) », a ajouté pour sa part M. Kamel.
Parmi les solutions évoquées, le partenariat public-privé (PPP), source de dynamisation des investissements selon le Premier ministre et auquel a récemment affiché son support le président de la Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim, lors de sa visite au Liban, la privatisation de la Bourse de Beyrouth, qu'a appelé à mettre en place M. Salamé, la facilitation du commerce interarabe, préconisée par l'économiste et directeur de la division du développement économique et de la mondialisation auprès de l'Escwa, Abdallah al-Dardari, la réforme de l'enseignement, la lutte contre la corruption ou encore la lutte contre le chômage, en particulier sur le plan de la jeunesse.

« L'économie libanaise fait face à de nombreux défis, dont l'un des plus importants est de parvenir à réduire l'endettement du secteur privé, qui constitue aujourd'hui 100 % du produit intérieur brut (PIB) national », a martelé hier le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé.Tandis que l'ampleur de la dette publique n'est plus à présenter (143 % du PIB en 2013, peut-être 147 % en 2014 selon les prévisions de l'agence de notation Standard & Poor's ...), les propos du gouverneur ont clairement traduit l'inquiétude croissante de ce dernier face à des seuils d'endettement du privé avoisinant les 45 milliards de dollars (voir encadré).L'intervention de M. Salamé a pris place à l'occasion de l'inauguration du Forum économique arabe, qui fête cette année sa 22e édition et qui prend fin aujourd'hui....
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