Les négociateurs iraniens et ceux des pays du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont commencé hier la rédaction du texte de l'accord final sur le nucléaire iranien.
Mais des « désaccords fondamentaux » persistent entre les deux parties, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, selon l'agence officielle IRNA. Il a ajouté que les négociations avaient été « très difficiles au cours des deux derniers jours ». « Avoir commencé la rédaction du texte ne signifie pas que nous sommes parvenus à une entente », a-t-il souligné.
Selon l'accord intérimaire, entré en application en janvier, les deux parties ont jusqu'au 20 juillet pour sceller un accord. Dans le cas contraire, l'accord peut être prolongé de six mois pour permettre la poursuite des négociations. Pour Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs iraniens, la levée des sanctions et l'étendue du programme d'enrichissement d'uranium sont les questions les plus difficiles. « Les sanctions doivent être levées selon un calendrier, mais il y a désaccord sur ce calendrier », a-t-il indiqué. « Il y a aussi désaccord sur le niveau et l'étendue de l'enrichissement d'uranium », a-t-il ajouté. Il a également affirmé que l'Iran devait « lever les inquiétudes » en ce qui concerne le réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction et qui pourra produire à terme du plutonium, et le site souterrain d'enrichissement de Fordo, qui ne peut être détruit par une frappe militaire. « La différence est que cette fois-ci, il y a plus de transparence. Les divergences et les différentes options pour les régler sont devenues plus claires », a-t-il affirmé.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Nucléaire
Début de la rédaction d’un accord par l’Iran et le groupe 5+1
OLJ / le 19 juin 2014 à 00h00


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